Ce lundi soir, après des débats houleux, les députés ont voté la publication du rapport de la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Une victoire pour le rapporteur de la commission, Charles Alloncle, qui s’est imposé ces cinq derniers mois comme l’incarnation de ceux qui souhaitent réformer l’audiovisuel public en profondeur.
C'est l'une des révélations politiques de ces derniers mois. Charles Alloncle, député Union des droites pour la République (UDR) de l'Hérault, a bousculé l'Assemblée nationale en tant que rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Lundi soir, il a réussi à faire voter aux députés la publication du rapport qui aura lieu le 4 mai prochain.
Pourtant, à son arrivée à l'Assemblée nationale au lendemain de la dissolution, ce transfuge des Républicains, proche de François-Xavier Bellamy, est encore inconnu du grand public. Au sein du petit groupe que forment les 17 députés UDR, il est rapidement désigné par Éric Ciotti pour piloter la commission d’enquête, au lendemain de la polémique Thomas Legrand-Patrick Cohen.
Une place de choix au côté d'Éric Ciotti
Les députés découvrent alors sa méthode sans compromis, mélange de ténacité, de précision et d’une communication médiatique omniprésente, vivement critiquée par les membres de la commission d’enquête de la gauche et du centre.
Admiré par certains, blâmé par d’autres, Charles Alloncle sait malgré tout ce qu’il aura gagné, durant ces cinq mois d’audition sous tension continue : une crédibilité, une notoriété auprès du grand public, mais aussi une capacité à encaisser les coups face à un audiovisuel public dont la puissance n’est plus à démontrer.
Autant d’éléments qui pourraient garantir au député UDR une place de choix dans les années qui viennent auprès d’Éric Ciotti, mais aussi du Rassemblement national.