Une nouvelle dissolution avant l'élection présidentielle pourrait bouleverser l'équilibre politique du pays. Pour Benjamin Morel, le principal bénéficiaire d'un tel scénario pourrait être le Rassemblement national.
Si Emmanuel Macron décidait de dissoudre une nouvelle fois l'Assemblée nationale avant la présidentielle, les effets pourraient être très éloignés de l'objectif recherché. C'est l'analyse développée par le constitutionnaliste Benjamin Morel sur Europe 1. Au micro de Dimitri Pavlenko dans "Europe 1 matin", il souligne que les divisions qui traversent aujourd'hui les différents blocs politiques compliqueraient les alliances et pourraient favoriser le Rassemblent national lors d'éventuelles élections législatives anticipées.
Selon lui, les tensions au sein de la majorité comme à droite rendraient toute stratégie commune particulièrement difficile. Benjamin Morel estime même qu'une victoire nette du parti à la flamme à l'Assemblée changerait la donne pour l'élection présidentielle. "S'il obtenait une majorité absolue, à ce moment-là, la présidentielle lui serait quasiment donnée", affirme-t-il. Une perspective qui conduit l'universitaire à douter qu'Emmanuel Macron prenne le risque d'une dissolution dans un contexte aussi incertain.