Perquisition chez LFI : Mélenchon et sept cadres entendus par la police

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Jean-Luc Mélenchon avait filmé sa perquisition en direct sur Facebook. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Convoqué dans le cadre de l'enquête ouverte pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", Jean-Luc Mélenchon a été entendu en audition libre par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. 

Jean-Luc Mélenchon et sept cadres de la France insoumise (LFI) ont été entendus par la police la semaine dernière dans l'enquête sur les accrochages ayant émaillé les perquisitions à son domicile et au siège du parti en octobre, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Mélenchon ne veut pas s'exprimer sur le sujet. Ils ont été entendus en audition libre par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne entre le 5 et le 8 mars, selon cette source, confirmant une information de BFM-TV. Ils étaient convoqués dans le cadre de l'enquête ouverte pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". "Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise ont décidé de ne pas s'exprimer sur ce sujet", a déclaré à l'AFP leur avocat Mathieu Davy.

Une perquisition qui avait viré à la confrontation. En octobre, l'ex-candidat à la présidentielle s'était opposé avec virulence aux perquisitions menées chez lui et au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, sur les comptes de la campagne 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de la France insoumise. Le leader de LFI, filmant en direct sur Facebook la perquisition de son domicile, avait dénoncé une "énorme opération de police politique" à son encontre.

Plus tard dans la matinée, il s'était rendu avec des proches au siège du mouvement, où une autre perquisition avait viré à la confrontation. Devant les caméras de télévision, Jean-Luc Mélenchon avait appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours. On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

Le parquet de Paris avait aussitôt ouvert une enquête pour "menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". L'affaire a ensuite été dépaysée au parquet de Bobigny "dans un souci d'impartialité", selon le parquet général de Paris.