Olivier Véran veut peser à gauche de la majorité avec sa «liberté de parole» retrouvée

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Olivier Véran, redevenu député depuis son départ du gouvernement, entend profiter de "sa liberté de parole" retrouvée pour peser à gauche au sein de la majorité. "On dit qu'un ministre ferme sa gueule. C'est donc qu'un ancien ministre peut la rouvrir. Dans la différence, mais pas la défiance", prévient-il. 

L'ancien porte-parole du gouvernement Olivier Véran, redevenu député, entend profiter de "sa liberté de parole" retrouvée pour peser à gauche au sein de la majorité, "dans la différence, mais pas la défiance". "Je veux parler à ceux de nos concitoyens dont le cœur bat toujours à gauche et qui se sentent apatrides : ni mélenchonistes, ni plus totalement macronistes", déclare-t-il dans un entretien au Parisien.

"Je rejoins le Parlement avec une totale liberté de parole et d'action"

"Ce centre-gauche humaniste, laïc, républicain, europhile, nous a manqué pour faire majorité absolue, mais sait se mobiliser à chaque fois pour faire barrage au RN. Nous ne devons pas attendre un second tour pour nous rappeler qu'ils nous ont fait confiance (...) Cela veut dire être respectueux dans le choix des mots que nous utilisons, nous réinterroger lorsque nous crispons par nos réformes", explique-t-il.

 

Olivier Véran ne se dit pas amer de son éviction du gouvernement par Emmanuel Macron. "Je ne suis pas de ceux qui saluent ses choix lorsqu'ils vont dans mon sens et les déplorent lorsque ce n'est pas le cas", dit-il. "En revanche, je rejoins le Parlement avec une totale liberté de parole et d'action (...) On dit qu'un ministre ferme sa gueule. C'est donc qu'un ancien ministre peut la rouvrir. Dans la différence, mais pas la défiance", prévient-il. Désormais député du groupe Renaissance, il entend continuer son engagement contre le RN, refusant de le "banaliser".

"Je suis allé dans toutes les villes gérées par le RN, ces gens-là sont dangereux. Il faut le dire, et le montrer (...) Je ne les considère pas dans l'arc républicain et jamais, je ne voterai une proposition de loi de l'extrême droite", assure-t-il. L'ancien ministre de la Santé, neurologue de profession, indique qu'il compte "reprendre la blouse une journée par semaine" et veut aussi "accompagner des femmes victimes de violences au sein d'associations".