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Antoine Cuny-Le Callet , modifié à
La situation épidémique est particulièrement préoccupante en Moselle où les variants du Covid-19 circulent. L'application de mesures locales est en question, opposant certains élus locaux au gouvernement. Le président (LR) du conseil régional du Grand Est, Jean Rottner, était l'invité d'Europe 1 samedi.
INTERVIEW

Alors que la circulation épidémique due aux variants du Covid-19 demeure extrêmement forte en Moselle, la préfecture se refuse pour l'instant à fermer les écoles et à prendre des mesures de confinement local. La mesure est en tout cas âprement discutée entre les élus locaux et le gouvernement. "Si vraiment dans les jours qui viennent la situation vient encore à dégénérer, il ne faudra pas avoir peur et avoir du courage pour recourir au confinement", a déclaré Jean Rottner, président LR du conseil régional du Grand Est, au micro d'Europe 1 samedi.

Plus tôt dans la journée, la préfecture de Moselle avait annoncé que de nouvelles mesures restrictives s'appliqueraient en Moselle, mais celles-ci n'impliquaient ni un reconfinement local, ni même la fermeture des écoles. Une décision critiquée, entre autres, par les maires de Metz et de Thionville qui observent les conséquences sur leur population. Si Jean Rottner évoque un dialogue "franc" et "clair" entre les élus locaux et l'exécutif, il appelle au "courage", estimant que "la situation peut être inquiétante et doit être observée".

Séquençage systématique

"Je comprends mes collègues élus sur le terrain qui aujourd'hui ne comprennent pas forcément la position du gouvernement", affirme le président de région, rappelant que le département a déjà été fortement touché : "La Moselle est un département qui a beaucoup souffert depuis un an. La mortalité y était très forte, elle a été touchée comme l’Alsace."

S'il se réjouit de la mise en place de dispositifs de solidarité intrarégionale entre hôpitaux, Jean Rottner estime qu'il faut que "tout test PCR positif soit soumis à un séquençage", ceci devant permettre de repérer les variants. Actuellement, toute personne étant déclarée positive après un test PCR est théoriquement isolée. "Il faut aller plus loin", s'exclame-t-il.