Marine Le Pen 1:05
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Solène Delinger , modifié à
Marine Le Pen était l'invitée d'Europe 1 ce mercredi matin. Au micro de Sonia Mabrouk, la candidate du Rassemblement national a réagi à la disparition de Jeremy Cohen, jeune homme de confession juive percuté par un un tramway mi-février, suite à des violences. Elle a déploré la montée en France de la "violence gratuite" et de "l'ensauvagement", tout en rappelant l'augmentation des agressions antisémites. 
INTERVIEW

La mort tragique de Jeremy Cohen s'invite dans les débats de la campagne présidentielle, à seulement quelques jours du premier tour. Au micro de Sonia Mabrouk ce mercredi matin sur Europe 1, Marine Le Pen est revenue sur la disparition de ce jeune homme de confession juive percuté par un tramway suite à des violences. Le procureur de Bobigny, Eric Mathais, a déclaré mardi que ces violences n’avaient pas de "motifs discriminatoires" à ce stade de l’enquête.

"C'est insupportable"

Pour Marine Le Pen, ces violences illustrent un véritable problème d'insécurité en France. La candidate du Rassemblement national estime que l'espace public est devenu "anxiogène". "Ce n'est pas possible, on ne peut pas vivre libre en ayant peur des transports, en ayant peur de l'extérieur, en ayant peur de se balader la nuit", observe-t-elle. "C'est tout simplement insupportable". Marine Le Pen déplore l'absence de réponse du gouvernement à ce "problème d'insécurité". "Il y a une agression en France toutes les 44 secondes. Il y a une montée de l'ensauvagement et des agressions en France", affirme-t-elle. "Et Emmanuel Macron n'a pas un dit mot sur l'immigration et sur l'insécurité lors de sa grande conférence de presse". 

Augmentation de 73% des agressions antisémites

Si la justice n'a pour l'instant pas reconnu de "motifs discriminatoires" aux violences subies par Jeremy Cohen , Marine Le Pen a évoqué la "suspicion d'antisémitisme". "Les agressions antisémites augmentent de manière spectaculaire, cette année il y a eu une augmentation de 73% de ces agressions ", alerte la candidat du Rassemblement national, qui se dit "étonnée d'entendre le parquet dire qu'il n'y a pas d'éléments pour qualifier d'antisémites les violences subies par le jeune homme ".