Mis en examen pour détournement de fonds publics, Nicolas Bay dénonce "une espèce d'esbroufe judiciaire"

, modifié à
  • A
  • A
Nicolas Bay 1280
© Europe 1
Partagez sur :
Mis en cause dans l'affaire des assistants parlementaires au Parlement européen, l'eurodéputé Rassemblement national a estimé sur Europe 1 que la justice était "instrumentalisée" pour nuire à son parti.
INTERVIEW

C'est une casserole qui pourrait bien compliquer ses ambitions électorales. Pressenti pour être la tête de liste du Rassemblement national (RN, ex-FN) aux élections européennes, l'eurodéputé Nicolas Bay intéresse désormais les juges dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs présumés au Parlement européen. Mis en examen une première fois le 5 juin pour "abus de confiance", l'élu a vu début septembre le chef d'accusation aggravé en "détournement de fonds publics". "C'est une requalification avec aucun élément nouveau. On voit bien que c'est un effet d'annonce, une espèce d'esbroufe judiciaire", a-t-il voulu minimiser mardi au micro d'Audrey Crespo-Mara sur Europe 1.

Emploi fictif. "Les Français ne sont pas dupes, ils ont bien compris que l'on a aujourd'hui des magistrats politisés, qui instrumentalisent l'institution judiciaire pour affaiblir la seule vraie force d'opposition à Emmanuel Macron", avance le bras droit de Marine Le Pen. Il est reproché à Nicolas Bay d'avoir employé comme assistant parlementaire de 2014 à 2015, et donc fait rémunérer par l'UE, Timothée Houssin qui travaillait déjà en France au sein du secrétariat général de l'ex-parti frontiste. "Je récuse totalement les accusations dont on est l'objet", balaye-t-il.

>> De 7h à 9h, c’est deux heures d’info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

"C ela n'entame ni notre combativité ni notre détermination". "Nous sommes l'objet d'attaques de nos adversaires, y compris avec l'utilisation de l'institution judiciaire mais cela n'entame ni notre combativité ni notre détermination", assure Nicolas Bay qui estime que les membres de sa famille politique sont devenus des cibles judiciaires en raison de leurs positions sur l'Europe. "On combat politiquement les dérives de l'Union européenne, son fonctionnement anti-démocratique, sa politique de dérégularisation, de suppression de toutes les protections, de concurrence déloyale, d'immigration totalement anarchique", énumère-t-il.

"Ils peuvent nous entraver dans notre action politique quotidienne, mais cela ne changera rien au fait que les Français attendent beaucoup de notre mouvement", conclut Nicolas Bay.

Europe 1
Par Romain David