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avec AFP , modifié à
Gérald Darmanin a affirmé lundi qu'il n'y aurait pas de remise en cause des accords du Touquet sur la frontière franco-britannique, quelques jours après la mort de 27 migrants au large de Calais. Le ministre de l'Intérieur a souhaité trouver un accord avec l'Union Européenne et la Grande-Bretagne.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé lundi qu'il n'y aurait pas de remise en cause des accords du Touquet sur la frontière franco-britannique et souhaité un accord entre l'Union européenne et le Royaume-Uni sur l'immigration illégale dans la Manche. "Ce que nous voulons, c'est un accord équilibré qui offre de réelles solutions y compris aux problèmes de la France et de l'Europe (...) Nous ne voulons pas d'un accord unilatéral", a-t-il insisté.

Un lettre de Jean Castex à Boris Johnson

Il faut un "accord Union européenne (UE) et Grande-Bretagne" car "cela ne peut pas être un simple accord de réadmission de migrants sur le territoire" français, a martelé Gérald Darmanin, rejetant fermement la proposition du Premier ministre britannique Boris Johnson.

Gérald Darmanin a annoncé que le Premier ministre Jean Castex écrirait mardi à son homologue Boris Johnson pour lui proposer de travailler à l'élaboration de cet accord. "C'est un accord qui règle le travail entre la Grande-Bretagne et les pays frontaliers dans un cadre d'immigration pas négocié lors du Brexit", a souligné le ministre.

Intransigeant sur la remise en mer des migrants

Par ailleurs, il a mis en garde les Britanniques contre toute velléité de remettre à la mer les migrants qui arriveraient sur leurs côtes, ce qui serait "une ligne rouge inacceptable". "Nous n'accepterons jamais la pratique des refoulements en mer", a-t-il assuré, car "le Royaume-Uni n'est pas exonéré du droit international".

Soulignant la nécessité de lutter contre les passeurs, le ministre a annoncé le doublement des effectifs de l'Office central dédié à la lutte contre l'immigration clandestine. Il a prévu de se rendre mardi en Slovénie et vendredi en Pologne dans le cadre de la préparation du Conseil des ministres de l'Intérieur européen le 9 décembre prochain, qui évoquera cet épineux dossier.