Marion Maréchal appelle ses partisans à lutter contre le "grand remplacement"

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Marion Maréchal a évoqué, pendant son discours, les lignes directrices de sa politique.
Marion Maréchal a évoqué, pendant son discours, les lignes directrices de sa politique. © Sameer Al-Doumy / AFP
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Désormais directrice d'une école de sciences politiques, l'ex-députée d'extrême-droite, Marion Maréchal a défendu "l'union des droites" et le refus du "grand remplacement", lors d'une réunion avec ses partisans samedi à Paris. 

L'ancienne députée d'extrême droite Marion Maréchal a invité ses partisans, réunis samedi à Paris, à relever cinq défis dont celui du "grand remplacement" des populations, et à "briser les barrières partisanes d'hier", avant d'accéder au pouvoir.

"Le premier grand défi, le plus vital, est le grand remplacement, ce compte à rebours démographique, qui nous fait déjà entrevoir la possibilité de devenir minoritaire sur la terre de nos ancêtres, avec pour corollaire le grand ensauvagement d'une société multiculturelle qui se veut fracturée et violente", a déclaré l'ancienne élue du Vaucluse.

 

Le "grand remplacement" est une thèse complotiste et controversée d'un remplacement supposé de la population européenne et chrétienne par une population immigrée et musulmane. La petite-fille de l'ancien président du Front national (devenu Rassemblement national) Jean-Marie Le Pen a aussi défendu l'écologie qui est pour elle "un conservatisme" et "un combat identitaire".

Le "grand déclassement" économique des "gilets jaunes"

Elle a également dénoncé le "grand déclassement" économique des "gilets jaunes" et des classes moyennes, en prônant comme sa tante Marine Le Pen une nouvelle politique d'aménagement du territoire.

À ses partisans qui souhaiteraient qu'elle se présente à nouveau à des élections ou lance un mouvement, elle a dit entendre "les impatiences et les frustrations", mais les a invités au préalable à "briser les barrières partisanes d'hier". "N'attendons pas non plus l'homme providentiel. L'homme et la femme providentiels c'est chacun d'entre nous", a lancé celle qui a quitté la politique électorale pour diriger une école de sciences politiques à Lyon, mais que Marine Le Pen juge "un peu jeune" pour représenter le RN en 2022.

"Elle viendra, bien sûr, cette victoire, mais uniquement si nous l'avons préparée et cela demande beaucoup de temps et de méthode", a-t-elle dit. Dans une allusion à Marine Le Pen, qui défend "l'union nationale" au-delà du clivage droite-gauche, quand Marion Maréchal préfère "l'union des droites", elle a affirmé que "nous pouvons longtemps nous écharper sur les stratégies à mener ou les clivages pertinents à investir politiquement" mais jugé que le clivage "idéologie contre réalisme" allait "mettre tout le monde d'accord".

Marion Maréchal, qui juge le RN "pas suffisant" pour gagner, considère que l'effondrement de LR aux élections européennes (8,5% des voix) est "une opportunité" pour "ancrer dans un avenir commun" droite et extrême droite.