Macron veut une relance de l'Europe pour éviter un "chaos" mondial

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Dimanche, Emmanuel Macron a appelé l'Allemagne à tout faire pour éviter un "chaos" mondial.
Dimanche, Emmanuel Macron a appelé l'Allemagne à tout faire pour éviter un "chaos" mondial. © Tobias SCHWARZ / AFP
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Lors d'un discours au Bundestag de Berlin, un siècle après la fin de la Première Guerre mondiale, le chef de l'État a réaffirmé dimanche sa volonté d'une Europe "plus forte et plus souveraine".

Emmanuel Macron a exhorté dimanche à Berlin l'Allemagne à ouvrir avec la France une "nouvelle étape" dans la construction européenne afin d'empêcher le monde de "glisser dans le chaos" et de garantir la paix.

"Souveraineté moderne, efficace et démocratique". "L'Europe, et en son sein le couple franco-allemand" ont l'"obligation de ne pas laisser le monde glisser dans la chaos et de l'accompagner sur le chemin de la paix" et pour cela "l'Europe doit être plus forte, plus souveraine", a déclaré le chef de l'État français dans un discours prononcé devant la chambre des députés.

Un monde "à la croisée des chemins". "Notre monde se trouve à la croisée des chemins", a-t-il ajouté, en mettant en garde contre le risque de voir le "nationalisme sans mémoire" et le "fanatisme sans repères" prendre le dessus. "Cette nouvelle responsabilité franco-allemande consiste à doter l'Europe des outils de sa souveraineté", a encore dit le président français, en mentionnant notamment la nécessité de construire une défense commune ou la politique migratoire avec un système d'asile harmonisé.

Une critique à l'égard du gouvernement allemand. "Cette nouvelle étape nous fait peur, car chacun devra partager, mettre en commun sa capacité de décision, sa politique étrangère, migratoire ou de développement, une part croissante de son budget et même des ressources fiscales", a ajouté Emmanuel Macron, en insistant sur le besoin de faire de l'euro "une monnaie internationale dotée d'un budget". "Est-il préférable de rester enfermé dans nos immobilismes ?", a-t-il lancé, dans une critique apparente à l'égard des hésitations et atermoiements du gouvernement allemand de la chancelière Angela Merkel depuis plus d'un an à l'égard des propositions françaises de relance de l'Europe.