"LREM n'existe pas dans les territoires", tacle le candidat RN à la mairie de Marseille

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Stéphane Ravier, sénateur RN et candidat à l'élection municipale de Marseille 2:44
Stéphane Ravier, sénateur RN et candidat à l'élection municipale de Marseille
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Invité mardi d'Europe 1, Stéphane Ravier, sénateur Rassemblement national et candidat à la mairie de Marseille, accuse La République en marche de vouloir dissimuler leur "échec futur" aux municipales en "tripatouillant les modes de scrutins".
INTERVIEW

"Sacré Christophe..." Invité d'Europe 1 mardi, Stéphane Ravier, sénateur Rassemblement national et candidat à la mairie de Marseille, était vent debout contre la circulaire Castaner, qui entérine la décision du gouvernement de ne plus attribuer de "nuance" (gauche, droite, divers centre, "gilets jaunes" etc.) politique aux candidats aux municipales dans les communes de moins de 9.000 habitants.

La circulaire adressée aux préfets par le ministre de l'Intérieur est vivement contestée par l'opposition, où l'on soupçonne, comme Stéphane Ravier, les macronistes de vouloir brouiller la lisibilité des résultats, en gonflant les scores de La République en marche, peu présente dans les petites communes. "Ils changent les méthodes avant pour masquer les échecs futurs", affirme Stéphane Ravier.

D'après lui, le parti de la majorité "n'existe pas dans les territoires" et souhaite masquer un manque de popularité. "On ne s'enracine pas quand on est en marche...", tacle le sénateur RN. 

"Il y en a marre du système des héritiers"

Candidat à la mairie de Marseille, Stéphane Ravier recueillerait 22% des intentions de vote, selon un sondage Ipsos publié mi-janvier. Soit une arrivée en deuxième position, juste derrière la candidate LR Martine Vassal, issue du même parti que le maire sortant Jean-Claude Gaudin. "Il y en a marre du système des héritiers", fustige Stéphane Ravier, accusant sa rivale d'être "garante d'un système qui a ruiné la ville". 

Certain de ses chances, il a invité les Marseillais "à en être conscients, et à se mobiliser dès le premier tour". Et conclut : "Nous avons une chance historique de fermer les encyclopédies Gaudin."

Europe 1
Par Laetitia Drevet