LR : Valérie Pécresse en faveur d'une augmentation du Smic net de 20%

Valérie Pécresse veut augmenter le Smic net de 20%.
Valérie Pécresse veut augmenter le Smic net de 20%. © ERIC PIERMONT / AFP
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Europe1.fr avec AFP , modifié à
Alors que la proposition de Guillaume Peltier divise la droite, Valérie Pécresse veut que "le travail permette de mieux gagner sa vie". 

Pour la présidente de région Île-de-France Valérie Pécresse (LR), "il faut augmenter le Smic net de 20%" afin que "le travail permette de mieux gagner sa vie" a-t-elle déclaré jeudi, en réaction à la proposition de Guillaume Peltier.

"Je vais peut-être vous surprendre, mais je pense qu'il faut augmenter le Smic net de 20%" a déclaré la présidente de région sur RMC-BFMTV, en réaction aux propos du vice-président des LR Guillaume Peltier, qui avait plaidé mardi pour "un électrochoc de 10, 15 ou 20%" d'augmentation du Smic.

"200 euros qu'il faut prendre sur les charges". "Pas le Smic brut", a-t-elle tout de suite précisé, car "les entreprises ne pourront pas payer un Smic chargé de 200 euros de plus". Pour l'ancienne ministre, "c'est 200 euros qu'il faut prendre sur les charges, les charges sociales qui pèsent sur les salaires".

La présidente de région LR a plaidé pour la mise en place de réformes - "réformes des retraites, de l'assurance chômage, de l'assurance maladie" - qui permettraient de baisser ces charges. "Ceux qui travaillent doivent, à la fin du mois, avoir sur la fiche de paie plus d'argent pour eux" a-t-elle indiqué, affirmant vouloir "que le travail permette de gagner mieux sa vie".

Une proposition qui divise la droite. "Vous croyez qu'on peut vivre en France décemment avec 1.100 ou 1.200 euros par mois ?" avait déclaré Guillaume Peltier mardi sur France Inter, proposant de briser "un tabou à droite" en élevant le Smic de "10, 15 ou 20%". La proposition avait plutôt été mal reçue à droite. Le député LR de l'Yonne, Guillaume Larrivé, avait dénoncé dans un tweet une "idée néo-communiste", "un délire", qui serait "le plus sûr moyen de faire exploser le chômage des personnes peu qualifiées".