"On a critiqué l'ancien monde, mais il revient à tour de bras" : que pensent les Parisiens de l'affaire Griveaux ?

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Benjamin Griveaux a renoncé à briguer la mairie de Paris suite à la diffusion de vidéos à caractère sexuel qui lui sont attribuées (photo d'archives). 1:25
Benjamin Griveaux a renoncé à briguer la mairie de Paris suite à la diffusion de vidéos à caractère sexuel qui lui sont attribuées (photo d'archives). © Christophe ARCHAMBAULT / AFP
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Deux jours après la diffusion de vidéos à caractère sexuel mettant en scène le candidat LREM à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, les électeurs parisiens rencontrés par Europe 1 comme médusés. À un mois des élections municipales, certains ironisent, d'autres s'offusquent, mais la plupart souhaitent au parti de rapidement se trouver un remplaçant.
REPORTAGE

Indécis, mais surtout médusés. Deux jours après la divulgation de vidéos intimes, qui a entraîné l'abandon de Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris, tel est l'état d'esprit dans lequel se trouvent les électeurs de la capitale. Sur un marché du 15ème arrondissement, devant les militants de tous bords qui tractent pour les élections municipales, les habitants du quartier passent vite, et parfois même, baissent la tête.

"Il faut être prudent"

"On a bien critiqué l'ancien monde, mais il revient à tour de bras", réagit Pierrette, avec sarcasme. "Quand on affiche sa conjointe sur Paris Match, il faut être prudent après". De son côté, Laurent regrette la polémique qui a entraîné la démission de celui à qui il comptait donner son vote. "La 'peoplisation' de la vie politique, le mélange vie privée, vie publique... C'est dommage qu'il soit parti à cause de ces raisons", dit-il. Mais alors, vers qui se tourner, désormais ? "Quelqu'un qui va avoir des idées proches de celles de Benjamin Griveaux, et moins de vidéos... Ou pas de vidéo", s'amuse Laurent.

"Le niveau est descendu bas"

Faute de candidat La République En Marche (LREM) - pour l'instant -, et à un mois des élections municipales, la situation semble favorable aux partis concurrents. Pourtant, parmi les militants présents sur le marché, Enzo, 20 ans, partisan de la candidate Rachida Dati (Les Républicains), dit ne pas se réjouir pour autant de la mauvaise situation dans laquelle se trouve le concurrent de la liste qu'il défend.

"Le niveau est descendu bas", pointe-t-il malgré tout. "On aurait préféré que le niveau porte sur les idées et les solutions sur Paris". Parmi les passants, certains viennent néanmoins souhaiter bon courage au parti LREM, espérant que la campagne pourra véritablement reprendre, dès qu'une tête de liste aura été retrouvée. Le parti a dit espérer trouver le candidat idéal d'ici lundi.

Europe 1
Par Marion Gauthier, édité par Pauline Rouquette