Benoît Hamon "fonde" officiellement son nouveau mouvement, "Générations"

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Benoît Hamon, samedi, à l'occasion d'une journée de "fondation" au Mans. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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L'ancien socialiste ambitionne de créer "la première force de progrès en France". 

L'ancien candidat à la présidentielle PS Benoît Hamon a dévoilé samedi le nouveau nom de son mouvement, Générations, à l'occasion d'une journée de "fondation" au Mans.

Un mouvement "qui réunit". "Nous sommes le mouvement Générations. Nous sommes le monde où quatre générations coexistent. Nous sommes le mouvement qui réunit ces générations et pense aux générations futures", a clamé M. Hamon devant quelque 2.000 personnes, dont des représentants des autres partis de gauche, au Palais des Congrès de la préfecture de la Sarthe pour une journée de "fondations". L'ancien ministre de l'Education avait lancé son mouvement le 1er juillet (M1717), annonçant dans le même temps son départ du Parti socialiste. Depuis, plus de 550 comités locaux se sont créés, et plus de 42.000 personnes ont rejoint le mouvement, selon son bras droit, le député européen Guillaume Balas, qui a lui aussi quitté le PS.

"Démocratie, écologie, justice sociale". Le mouvement, "structuré autour du triptyque démocratie, écologie, justice sociale" selon l'eurodéputé, doit adopter dans l'après-midi sa charte fondatrice. Une "coordination politique provisoire" d'une trentaine de membres doit également être dévoilée. 

Hamon ambitieux. Ne cherchant pas à occulter son faible score à la présidentielle - 6,36% -, Benoît Hamon a exprimé à la tribune son ambition de voir Générations "devenir la première force de progrès en France", "un mouvement qui a vocation à occuper une place centrale dans le paysage politique". Dans la perspective des européennes de 2019, "nous incarnerons un bloc qui est un bloc européen, transnational, socialiste, écologiste et qui vise à être la première force en Europe dans les prochaines années", a-t-il affirmé. "Nous refusons l'Europe sans politique défendue par les néo-libéraux, mais aussi la politique hors de l'Europe des nationalistes. Nous leur opposerons un bloc progressiste européen", a insisté Benoît Hamon, qui travaille déjà à la constitution de ce bloc avec l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, fondateur de Diem25.

"Destin commun" avec les écologistes. L'ensemble des forces politiques de gauche avaient été invitées, avec un traitement particulier pour les écologistes, associés à la direction du mouvement. Benoît Hamon fait déjà cause commune avec EELV à la région Île-de-France, où ils ont créé un groupe commun. Selon le conseiller de Paris Yves Contassot, au moins quatre membres d'EELV ont rejoint la "coordination politique" provisoire qui dirigera le mouvement : l'ancien candidat à la présidentielle Noël Mamère, les conseillers régionaux d'Ile-de-France Claire Monod et Pierre Serne, et lui-même. "Je ne suis pas venu ici pour servir d'idiot utile, ou de caution à un mouvement qui considérerait l'écologie comme un prétexte. Nous voulons reconstruire la gauche et l'écologie. Benoît Hamon a dit pendant la présidentielle : 'je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste'. Nos destins sont désormais communs", a assuré Noël Mamère à la tribune.

Jadot absent. Egalement présente, l'ancienne ministre écologiste du Logement Cécile Duflot est montée sur scène pour applaudir Benoît Hamon à la fin de son discours. L'éphémère candidat à la présidentielle Yannick Jadot, qui avait fait campagne avec Benoît Hamon pendant la présidentielle, était en revanche absent. "Benoît Hamon lance son mouvement, c'est bien, c'est une belle initiative. Pour ma part, ma priorité c'est d'élargir, d'ouvrir, de refonder un grand pilier de l'écologie politique", a-t-il expliqué sur franceinfo, sans exclure que les deux mouvements puissent "converger" à terme. Avaient également fait le déplacement le député Sébastien Jumel (PCF), les Insoumis Bastien Lachaud, député, et Manuel Bompard, l'ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le député socialiste Luc Carvounas, candidat au poste de premier secrétaire du PS, doit aussi passer dans l'après-midi, en sa qualité de secrétaire national du PS en charge des relations extérieures.