Le candidat de gauche en 2022 ? "Rien n'est dû ni aux socialistes, ni aux écolos", élude Olivier Faure

, modifié à
  • A
  • A
Olivier Faure est premier secrétaire du PS. 6:23
Olivier Faure est premier secrétaire du PS. © Europe 1
Partagez sur :
Le Parti socialiste aura-t-il un candidat en 2022 ? Jeudi, sur Europe 1, le premier secrétaire du PS Olivier Faure ne s'y est pas engagé, continuant de défendre un rassemblement avec les écologistes. 
INTERVIEW

Le Parti socialiste s'effacera-t-il derrière un candidat vert en 2022 ? Lundi, au lendemain d'élections municipales marquées par le très bon score des Verts, le premier secrétaire du "parti à la rose" Olivier Faure s'était dit prêt" à se ranger derrière le candidat qui "incarnera le bloc social-écologiste", quelle que soit son "origine" politique. De quoi faire grincer des dents au sein de son propre parti. Jeudi, sur Europe 1, le député de Seine-et-Marne est revenu sur ses propos, affirmant ne pas exclure une candidature socialiste, mais en défendant d'abord un rassemblement social-écologiste. Et dans ce cadre, explique-t-il, "rien n'est dû ni aux socialistes, ni aux écologistes".

"Je n'ai rien exclu" concernant une éventuelle candidature socialiste, assure Olivier Faure. Mais, ajoute-t-il aussitôt, "ce qui me rendrait vert de rage serait d'avoir à assumer un deuxième tour Le Pen-Macron". Et pour éviter cela, selon le leader du PS, "il faut constituer un bloc social et écologique". Une fois ce bloc formé, "il faudra choisir celui ou celle en mesure d'incarner ce bloc et de nous mener à la victoire". 

"Nous ne pouvons plus arriver divisés"

"Je veux absolument gagner", martèle le premier secrétaire du PS, qui redoute une nouvelle absence de la gauche au deuxième tour, si elle arrivait éparpillée au scrutin présidentiel. "Nous ne pouvons plus arriver divisés", dit-il encore, tout en assurant "avoir bien sûr foi en les socialistes". 

"Aux Européennes, la gauche rassemblée a fait plus que LREM, plus que le RN", rappelle Olivier Faure. "Je suis socialiste, je le reste (...) mais nous ne pouvons plus faire les uns sans les autres". Et le leader du PS d'espérer "un projet commun". Pour l'élaborer, poursuit-il, "nous débattrons avec les écologistes".  

 

Europe 1
Par Antoine Terrel