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«La santé des émeutiers compte moins que la protection de la population», tance Thibault de Montbrial

L'avocat Thibault de Montbrial était l'invité de "La Grande interview", ce vendredi 19 juin. [Europe 1]

Dans deux jours aura lieu la Fête de la musique dans toute la France. Un événement festif et familial, qui se retrouve menacé par de possibles violences et risques d'agressions, selon les autorités. Invité de La Grande interview Europe 1-Cnews, l'avocat Thibault de Montbrial, "la santé des émeutiers comptent moins que la protection de la population".

Après les violentes émeutes qui ont gâché les célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez réclame un dispositif spécial pour la Fête de la musique, qui aura lieu ce dimanche 21 juin. En effet, selon les informations d'Europe 1, les autorités ont identifié plusieurs appels à commettre des exactions et des violences urbaines.

Pour l'avocat Thibault de Montbrial, président du Cercle de réflexion sur la sécurité intérieur, la problématique se situe sur les volontés d'action du gouvernement.

"Il ne faut pas simplement donner des consignes de fermeté"

"Le soir de la victoire du PSG (...), on n'a pas déployé les Centaures, les blindés de la gendarmerie, on n'a pas déployé les canons à eau des CRS", a-t-il rappelé au micro de Romain Desarbres durant La Grande interview Europe 1-Cnews.

Thibault de Montbrial ajoute que "des exactions bien plus graves que celles sur lesquelles le gouvernement a communiqué" ont été commises : "il y a eu des agressions sexuelles, des intrusions dans les immeubles et énormément d'agressions physiques", a-t-il ainsi énuméré.

Dès lors, l'avocat soutient qu'"il ne faut pas simplement donner des consignes de fermeté" pour endiguer cette problématique. "L'État a le monopole de l'usage de la force légitime dans un cadre juridique. Il ne s'agit pas de sortir de ce cadre. Mais ce cadre permet, face à la vive force, d'utiliser la force. Mais on n'ose plus l'utiliser", a-t-il poursuivi.

"Je ne pleurerai jamais un émeutier qui sera tué s'il expose un citoyen à un risque de mort"

Et au président du Cercle de réflexion sur la sécurité intérieur de semoncer : "la santé des émeutiers compte moins que la protection de la population. Je ne pleurerai jamais un émeutier qui sera tué ou blessé, dès lors qu'il aura été tué ou blessé dans des actes qui exposaient un citoyen ou un policier à un risque de mort."

Pour Thibault de Montbrial, le gouvernement doit assumer que "la protection des Français, c'est la priorité, quoiqu'il en coûte, comme dirait l'autre".