À 48h de la traditionnelle Fête de la Musique, les autorités se préparent à une soirée sous haute tension, notamment à Paris. Selon les informations d'Europe 1, les autorités redoutent de nombreux risques pour cette 44e édition, alors que des dizaines de milliers de personnes sont attendues dans les rues de la capitale. Laurent Nuñez réclame un dispositif de sécurité conséquent.
Une Fête de la Musique sous haute surveillance. Selon les informations d'Europe 1, les autorités craignent de nombreuses violences urbaines ce dimanche. Les autorités ont identifié plusieurs appels à commettre des exactions sur les réseaux sociaux.
Dans une vidéo publiée sur TikTok, un internaute lance : "Le thème ce sera maillot du PSG. Ne venez pas avec un autre maillot que celui du Paris Saint-Germain. Il ne faudra pas s'étonner s'il se passe quelque chose pour vous". D'autres messages appellent à faire de cette Fête de la Musique un "acte 2" de la soirée du sacre du PSG en Ligue des champions. Certains internautes promettent même de transformer Paris en "zone de guerre".
Vols, agressions et risques de pillage
Policiers et gendarmes craignent ainsi que certains groupes profitent de la forte affluence pour commettre des exactions : "On va une nouvelle fois être la cible de jets de bouteilles ou de mortiers", confie avec exaspération une source policière mobilisée ce dimanche.
Même inquiétude du côté de Johann Cavallero, CRS et délégué national du syndicat Alliance : "Ces craintes sont habituelles malheureusement. Ces individus viennent semer le trouble en se constituant en petits groupes éparpillés à droite, à gauche pour s'en prendre aux forces de l'ordre et ensuite agresser des gens. Ils viennent faire la bataille avec la police dans un premier temps et ensuite, s'ils peuvent dérober quelques effets, ils ne se gênent plus. De toute manière, derrière, il n'y a pas de sanction, donc pourquoi ils s'en priveraient".
Les secteurs de Châtelet-Les Halles, du Champ-de-Mars et plus largement du centre de Paris, font partie des zones les plus surveillées en raison des risques de vols et de pillages. En revanche, le concert organisé par La France insoumise et initialement prévu place de la République est interdit par la préfecture en raison des risques de troubles à l'ordre public. Les élus LFI ont toutefois déposé un recours devant le tribunal administratif pour contester cette décision.
Une mobilisation policière maximale
L'an dernier, une centaine de cas de piqûres et d'agressions sexuelles avaient été recensés dans la capitale. Les autorités craignent un scénario similaire cette année. Pour y faire face, "il y aura toutes les forces de police déployées. Donc, les CRS qui seront statiques ou mobiles. Mais aussi les BRAV-M qui se déplaceront dans Paris en fonction des incidents", indique une source policière.
Les fortes chaleurs attendues dimanche renforcent les préoccupations des autorités, avec des risques d'ouverture illégale de bouches à incendie, mais aussi de noyades dans le canal Saint-Martin ou sur les berges de Seine, où plusieurs rassemblements musicaux annoncés pourraient attirer des centaines de fêtards. Enfin, les autorités restent particulièrement vigilantes face à une menace terroriste toujours jugée très élevée.