260 mesures de garde à vue ont été prises en lien avec les émeutes parisiennes, survenues après le sacre du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions. 15 dossiers ont été jugés en comparutions immédiates ce lundi et mardi, cinq autres le seront au cours de l'été. Les peines prononcées sont globalement faibles.
La justice a commencé à répondre aux émeutes qui ont émaillé les célébrations de la deuxième victoire en Ligue des champions du Paris Saint-Germain, ce samedi. Au total, 15 dossiers ont été jugés en comparutions immédiates ce lundi et mardi. Au total, on dénombre 15% de relaxe.
La légèreté des peines à l'encontre de ceux qui ont visé les forces de l'ordre
Et quand les dossiers sont allés jusqu'au bout, la moyenne des peines n'a été que de neuf mois de prison avec sursis. Sur les 890 interpellations, en France, à la connaissance d'Europe 1, seuls deux individus sont à l'heure actuelle incarcérés.
Il s'agit d'un policier hors service qui a braqué avec son arme un automobiliste. Il a été condamné à 14 mois de prison ferme, mandat de dépôt à l'audience, interdiction de détenir une arme pendant cinq ans. L'autre profil parti en détention est un émeutier qui a refusé d'obtempérer et qui a percuté un véhicule des pompiers. Il est incarcéré dans l'attente de son procès le mois prochain.
Ce qui est saisissant dans ce bilan, c'est la légèreté des peines à l'encontre de ceux qui ont visé les forces de l'ordre avec des mortiers d'artifice. Alors, certains sont relaxés parce que la preuve n'est pas suffisamment rapportée. Mais ce n'est pas le cas d'Aboubakar H. Lui est reconnu coupable de violences sur des policiers, il n'écope que de 105 heures de travaux d'intérêt général.
Aucune peine de prison. D'autres faits, plus graves ou plus complexes, font l'objet d'enquêtes préliminaires. Notamment pour retrouver des auteurs d'agressions, de violences et de pillages.