Le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle Bruno Retailleau était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi. Face à Laurence Ferrari, le sénateur estime que "pour la première fois sous la Cinquième République, il y a un parti séditieux", en l'occurrence La France insoumise.
Des maires sortants hués, parfois insultés, des premiers dérapages sur les réseaux sociaux.... Depuis le second tour des élections municipales, les nouvelles communes remportées par La France insoumise sont sous le feu des projecteurs en raison du comportement de certains de leurs soutiens. Face aux dérapages, Bruno Retailleau appelle à se mobiliser pour 2027, car "la France va mal, mais surtout, pour la première fois sous la Cinquième République, il y a un parti séditieux", déclare-t-il ciblant ainsi le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, "un parti qui protège les violents".
Le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle dit avoir tiré la sonnette d'alarme "bien avant le second tour" de ces municipales, notamment dans l'entre-deux tours au cours duquel certains candidats PS ont fait alliance avec LFI. "J'avais dénoncé ces accords de la honte. Cette expression, c'est nous qui l'avons créée et imposée dans le débat public".
Ne "rien laisser passer" à LFI
Bruno Retailleau entend donc agir afin de ne "rien laisser passer" à LFI. Notamment interdire le port du voile dans les conseils municipaux. "Nous avions fait passer au Sénat une loi très récente fin 2025 qui autorise les maires dans leur règlement à faire en sorte que l'on interdise le voile. Et je demande à tous les maires de France de prendre cette mesure dans leur règlement parce que la commune et le conseil municipal, c'est la petite République. Et la République est laïque, c'est ce que proclame notre Constitution".
Enfin, le patron de LR évoque la création d'un "observatoire" qui permettra de "dépouiller les délibérations de ces équipes municipales d'extrême gauche, de LFI, afin de détecter des subventions du clientélisme, du favoritisme, des manquements à la laïcité ou encore des maltraitances de leur personnel".