Sur les réseaux sociaux, des scènes humiliantes vécues par plusieurs maires sortants après leur défaite face aux candidats de La France insoumise ont été postées. Un départ forcé, sous les huées, les insultes et les intimidations, dans plusieurs villes de France, notamment la banlieue parisienne.
À Creil, à Mantes-la-Jolie ou au Blanc-Mesnil, certains de ces maires perdants face à un candidat LFI ont dû être escortés par la police, du jamais vu au cours d'un scrutin municipal. Ils ont été humiliés, hués et certains ont été insultés, avant que les scènes ne soient postées sur les réseaux sociaux.
Le Blanc-Mesnil, Aubervilliers...
Des scènes filmées et postées sur les réseaux sociaux, comme celle de Thierry Meignen, sénateur LR élu au Blanc-Mesnil en 2020. Il a appris sa défaite à 500 voix d'écart. Le soir de l'élection, il a annoncé déposer un recours après des irrégularités durant la campagne, puis a dû quitter une salle survoltée, entouré des forces de l'ordre et sous les cris.
Et le cas est loin d'être isolé : à Aubervilliers, Vaulx-en-Velin, Creil, plusieurs maires sortants ont été hués après leur défaite face à des candidats insoumis (ou soutenus par le parti de Jean-Luc Mélenchon).
Un "climat de violence et de haine terrifiant"
Invité ce matin de la Grande interview CNews-Europe 1, le député Renaissance Guillaume Kasbarian condamne cette arrogance. "C'est le signe d'une violence dans la société, c'est aussi le signe d'une fracture territoriale forte", a affirmé le député. "Je trouve ça honteux parce qu'on peut dans une soirée électorale se réjouir de sa victoire, mais de là à violenter, insulter, je trouve ça lamentable".
À droite aussi, ces séquences indignent. Le patron des LR Bruno Retailleau dénonce un "climat de violence et de haine terrifiant" imposé par l'extrême gauche, avant d'ajouter que Jean-Luc Mélenchon et ses sbires sont un "danger" pour la démocratie.
Quant à l'ancien édile du Blanc-Mesnil Thierry Meignen, il déplore une ville perdue et conclut, désabusé, dans les colonnes du Figaro, avoir "perdu 12 ans de ma vie pour des gens qui ne respectent rien".