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Présidentielle 2027 : la France insoumise veut supprimer l’interdiction de l’abaya à l’école

Interdite à l’école depuis 2023 par Gabriel Attal, l’abaya pourrait faire son retour en cas de victoire de La France insoumise en 2027. Mathilde Panot juge cette mesure "absurde", tandis que Gabriel Attal accuse les Insoumis de vouloir remettre en cause la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école. 

La France insoumise veut revenir sur l’interdiction de l’abaya à l’école. Mise en place en 2023 par Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, cette mesure pourrait être supprimée en cas de victoire de LFI à l’élection présidentielle de 2027. L’annonce a été faite par Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale.

Elle juge cette interdiction "absurde" et contraire à sa conception de la laïcité, qu’elle fonde sur la liberté de conscience. Danièle Obono défend la même ligne. Pour la députée insoumise, l’interdiction de l’abaya reste "injuste, inutile, discriminatoire". "Nous sommes en pleine rentrée scolaire. Nous ne considérons pas que ce soit le rôle des personnels de l’Éducation nationale d’aller vérifier les tenues des jeunes filles", a-t-elle déclaré. 

LFI défend une lecture centrée sur la liberté de conscience

Une position qui suscite de vives réactions. Gabriel Attal, à l’origine de cette interdiction, défend sa mesure et accuse La France insoumise de vouloir remettre en cause la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école. Pour l’ancien ministre de l’Éducation nationale, l’abaya entre bien dans le champ des tenues manifestant une appartenance religieuse dans les établissements scolaires. 

La réaction la plus virulente est venue de Marine Le Pen. La candidate du Rassemblement national dénonce un projet qui instaurerait, selon elle, "partout le poison du communautarisme". Elle accuse également Jean-Luc Mélenchon d’être devenu "le sous-traitant de l’idéologie islamiste".