"La COP25 est un échec, c'était attendu", estime Corinne Lepage

, modifié à
  • A
  • A
Corinne Lepage était l'invitée d'Europe 1, dimanche soir. 1:56
Corinne Lepage était l'invitée d'Europe 1, dimanche soir. © Europe 1
Partagez sur :
Ancienne ministre de l'Environnement, l'avocate Corinne Lepage était sur Europe 1, dimanche, pour évoquer le sommet sur le climat de l'ONU qui s'est achevé à Madrid. 
INTERVIEW

Au terme de deux semaines de négociations difficiles, la conférence climat de l'ONU, la COP25, organisée à Madrid a échoué à trouver un accord sur les règles des marchés carbone internationaux, dernier volet du manuel d'utilisation de l'Accord de Paris de 2015.

Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l'Environnement à la fin des années 90, était sur Europe 1, dimanche, pour évoquer "l'échec attendu de la COP25". Selon elle, la société commence à évoluer dans son ensemble, du côté des citoyens comme de celui des acteurs économiques : "Ça bouge partout sauf chez les Etats, c'est-à-dire ceux chez qui ça devrait bouger... Ce sont les Etats qui signent les conventions internationales et qui décident pour les autres".

Entendu sur europe1 :
J’ai l’honneur de porter la première action en carence climatique contre la France. Il y en a comme ça partout dans le monde

Pour l'ancienne ministre, la première mission d'un Etat est d'assurer l'intégrité de ses citoyens, or "les Etats n'assurent pas cette intégrité", estime-t-elle. Pour faire bouger les lignes, Corinne Lepage croit "à la transformation du monde par la politique et la justice".

>> Retrouvez toutes les interviews politiques de votre grand journal du soir en replay et en podcast ici

https://www.europe1.fr/emissions/L-invite-d-Europe-soir

Elle précise : "Il y a aujourd’hui plus de 1.500 procès dans le monde menés par des collectivités publiques ou des ONG contre des Etats et des sociétés pétrolières pour obtenir qu’ils fassent plus que ce qu’ils avaient décidé de faire. J’ai l’honneur de porter la première action en carence climatique contre la France. Il y en a comme ça partout dans le monde".

Europe 1
Par Maxime Dewilder