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Jacques Serais / Crédits photo : Ludovic MARIN / AFP
Si Emmanuel Macron multiplie les appels téléphoniques pour tenter de libérer les otages et trouver une issue au conflit, il ne se prive pas pour autant de prendre l'air. Lors d'un échange impromptu avec des jeunes sur les quais de Seine à Paris, le chef de l'État a été interrogé sur la situation au Proche-Orient.

Entouré de son service de sécurité, Emmanuel Macron n'est évidemment pas passé inaperçu sur les quais de Seine jeudi après-midi à Paris. Interpellé par des jeunes sur la situation au Proche-Orient, le chef de l'État a appelé à l'unité du pays. "Le risque, c'est que le conflit s'importe chez nous et qu'on se divise avec certains pro-israéliens et d'autres pro-palestiniens. À la fin, tant que les droits des uns et des autres à vivre en paix et en sécurité ne seront pas reconnus, de toute façon, ce sera une situation terrible", déclare-t-il. Un échange filmé par le média en ligne Brut

"Un délai de décence"

Autre question de ces jeunes : l'interdiction des manifestations pro-palestiennes en France que le président a tenté de justifier. "Je pense qu'il y avait un délai de décence. Il y avait eu une attaque terroriste, ce n'était pas bon. Regardez dans toutes les capitales où il y a des manifs, il y a des éléments très durs qui arrivent et qui font les pires trucs. Il y a des gens qui veulent manifester de manière pacifique mais dedans, se greffent des éléments hyper radicaux qui vont aller brûler des drapeaux d'Israël, défendre le Hamas, etc, est-ce qu'on a envie de voir ça maintenant ?" interroge-t-il.

Emmanuel Macron qui veille toujours à un certain "en même temps" a, à cette occasion, refusé de se prononcer sur la responsabilité de l’explosion survenue mardi dans l’enceinte de l'hôpital Al-Ahli de Gaza.