Ce jeudi, une réunion est organisée à Matignon sur les prix du carburant. Le Premier ministre Sébastien Lecornu et son gouvernement sont présents autour de la table afin de contenir au maximum l'augmentation des prix.
Le gouvernement sous pression. Une réunion se tient ce jeudi à Matignon sur les prix du carburant. Autour de la table : Sébastien Lecornu et sept ministres, tous concernés par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. L'objectif est de trouver des solutions pour contenir autant que possible l'augmentation des prix.
Pas de chèque énergie ?
C'est une action combinée de la part de Matignon et de l'Élysée. Le gouvernement travaille ainsi avec les filières concernées par ces hausses de prix, notamment les agriculteurs et les pêcheurs, afin d'identifier des solutions qui visent à protéger la trésorerie des entreprises les plus fragiles.
Pas question à ce stade d'un quelconque chèque énergie dans une période de restrictions budgétaires, mais d'un accompagnement ciblé en priorité vers les professionnels. Dans le même temps, Emmanuel Macron affirme travailler aux causes profondes de ces hausses de prix.
"On est là sur un volet plus diplomatique", affirme le chef de l'État. Le président de la République appelle ainsi à la désescalade au Moyen-Orient, à un arrêt des frappes sur les sites de production de gaz et de pétrole et à une reprise de la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz.
Emmanuel Macron entend combiner cette action avec des mesures prises à l'échelle nationale et européenne. "Il y a des mesures qu'on peut prendre pendant cette période à court terme. On l'a fait en libérant des réserves stratégiques sur le pétrole. Et on va continuer de piloter cela finement en concertation. Donc c'est la coordination des États à la fois qui produisent ou qui ont des réserves stratégiques", a expliqué le chef de l'État.