Dans la nuit de mercredi à jeudi, le site de Ras Laffan (Qatar), principale installation gazière du pays, a été visé par une attaque de missiles. L'Iran a assuré qu'il s'agissait de représailles, alors que cette attaque a fait bondir le prix du gaz européen et du pétrole.
Se dirige-t-on vers une guerre de l'énergie ? Alors que Téhéran a frappé dans la nuit du mercredi 18 mars au jeudi 19 mars 2026 le complexe gazier de Ras Laffan au Qatar, les prix du gaz européen et du pétrole s'envolent : augmentation de 35% pour le premier et une hausse de 6% pour le second.
Donald Trump hausse le ton
Le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié au monde a été visé par une nouvelle attaque de missiles. Les dégâts sont considérables selon les autorités qataries. D'importants incendies n'ont été maîtrisés que ce jeudi dans la matinée.
Ce site doit ainsi arrêter sa production, qui représente un cinquième de l'offre mondiale de GNL (gaz naturel liquéfié, ndlr), d'où cette nouvelle flambée des prix de l'énergie. Le complexe de Ras Laffan figurait sur une liste de sites énergétiques présentés par Téhéran comme des cibles prioritaires.
L'Iran a affirmé qu'il s'agit de représailles après une attaque israélienne sur son champ gazier de South Pars. Cette attaque fait aussi craindre une nouvelle escalade dans ce conflit. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a promis ce jeudi une réponse sévère à toute nouvelle attaque iranienne contre les infrastructures gazières au Qatar.
Si jusqu'à présent la crainte principale se concentrait sur la paralysie du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique des navires pétroliers et gaziers dans le Golfe, ces attaques ciblées laissent donc présager des perturbations durables et lourdes de conséquences pour les marchés énergétiques mondiaux.