Grand débat : Macron "répondra" au message "assourdissant" sur la démocratie

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BERTRAND GUAY / AFP
Édouard Philippe s'est exprimé devant les sénateurs, mercredi, sur les grands axes saillants du "grand débat". © BERTRAND GUAY / AFP
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Lors de son dernier discours de conclusion du "grand débat", Édouard Philippe a repris les grands axes déjà cernés par le gouvernement à l'issue de cette consultation.

Édouard Philippe l'a affirmé devant le Sénat, mercredi, dans le dernier grand discours de l'exécutif prévu avant les premières annonces du chef de l'État : Emmanuel Macron "répondra" au message "assourdissant" pour améliorer la démocratie représentative en France formulé pendant le "grand débat".

"Difficile de ne pas entendre ce message"

Le chef du gouvernement a déploré le blocage de la réforme des institutions l'été dernier à cause de l'affaire Benalla, sur laquelle le Sénat, contrôlé par l'opposition de droite, a mené une très médiatisée commission d'enquête et un bras de fer avec l'exécutif. "Nous avions fait des propositions en ce sens dans le cadre du projet de révision constitutionnelle. Je regrette que nous n'ayons pu envoyer un signal fort aux Français dès l'été dernier", a déclaré le chef du gouvernement devant les sénateurs.

"Il me semble difficile de ne pas entendre ce message pour le moins assourdissant que nous adressent nos concitoyens. Le président de la République y répondra", a-t-il ajouté. La réforme des institutions préparée par le gouvernement, qui prévoyait entre autres une baisse de nombre de parlementaires, avait été suspendue en juillet 2018 en raison du tollé de l'affaire Benalla, puis à nouveau reportée à l'après-grand débat national en raison de la crise des "gilets jaunes".

Troisième discours de conclusion du "grand débat"

Pour son troisième discours de conclusion du grand débat depuis lundi, le Premier ministre a pour l'essentiel répété les grands axes identifiés par le gouvernement, citant des "angoisses" remontées spontanément (système de santé, dépendance, éducation…) par le besoin de baisser les impôts. "Si on additionne tous les prélèvements, les pouvoirs publics ont choisi de faire supporter aux foyers et aux entreprises de France près de 217 milliards d'euros supplémentaires de 2007 à 2017", a-t-il plaidé.

Complexité du millefeuille administratif, besoin de "refaire de l'aménagement du territoire" en faveur des zones périurbaines, sujets d'éloignement ou de baisse du pouvoir d'achat... Le chef du gouvernement a insisté sur les questions de territoires, dont le Sénat est le représentant.