Gaspard Gantzer candidat à la mairie de Paris : "Je ne roule pas des mécaniques mais je travaille plus que les autres"

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L'ancien conseiller de François Hollande fait figure d'outsider dans la course à la mairie de Paris. Sur Europe 1 jeudi, il a assuré qu'il "créerait la surprise". 
INTERVIEW

Crédité de moins de 5% des suffrages dans les enquêtes d'opinion sur les candidats à la mairie de Paris, Gaspard Gantzer ne part pas favori. Mais l'ancien conseiller de François Hollande, qui assume son statut d'outsider, l'a assuré, jeudi matin sur Europe 1 : "vous verrez, à la fin, on créera la surprise". 

Un an et demi de réunions

"Je ne roule pas des mécaniques mais je travaille deux fois plus que les autres", a-t-il argué. Avec son mouvement Parisiens, Parisiennes, "cela fait un an et demi qu'on fait des réunions, qu'on va voir les Parisiens. On espère arriver à les convaincre." Comme le disent tous ceux qui sont dans le bas du classement, les sondages ne l'inquiètent pas. "Quand on se lance dans une course en indépendant, les sondages ne sont pas en votre faveur. Ce qui est important, c'est le classement à la fin de la course."

Les favoris, en tout cas, ne l'inquiètent pas. "Je crois que d'un côté, la maire de Paris [Anne Hidalgo] propose de conserver le pouvoir six ans de plus et continuer ce qu'elle a engagé, en mal. Beaucoup d'erreurs de gestion ont été commises et Paris est une ville de plus en plus difficile à vivre puisqu'on perd 12.000 habitants par an", assène Gaspard Gantzer. "De l'autre côté, Benjamin Griveaux [candidat LREM] a comme seul programme de récupérer un poste. On n'a pas encore compris aujourd'hui pourquoi il était candidat à Paris plutôt qu'à Chalon-sur-Saône."

Des alliances possibles avec Villani ou Bournazel

De son côté, Gaspard Gantzer "veut proposer une voie 100% parisienne, qui s'intéresse à la sécurité, la propreté, le logement, le transport". Et "remettre de la joie, du sourire dans la ville pour construire le Grand Paris de demain". Pour cela, lui faut-il s'allier à d'autres "petits" candidats, déclarés ou pressentis, comme Pierre-Yves Bournazel (Agir) ou Cédric Villani, LREM non sélectionné par son parti face à Benjamin Griveaux. "Essayons de voir si on peut construire quelque chose ensemble, renouveler le système politique parisien, trouver des points d'accord sur la sécurité, la propreté, la construction du Grand Paris", détaille Gaspard Gantzer. "On peut s'allier. J'aimerais bien que Cédric Villani, avec d'autres, viennent nous rejoindre pour une troisième voie. Il faut être de bonne volonté, désintéressé et essayer de construire une équipe."

Quant aux Verts, l'ancien conseiller de François Hollande ne cache pas sa sympathie pour eux et leurs idées. "J'ai voté pour Jadot aux élections européennes, je pense que l'écologie doit être la matrice de l'action politique dans tous les secteurs, notamment au niveau local. Ils ont des idées à défendre. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels je me retrouve vraiment avec eux : la limitation de la place de la voiture, le zéro déchet, le verdissement de la ville, une ville plus paisible et peut-être moins dense." Reste qu'aujourd'hui, les écologistes travaillent avec Anne Hidalgo, ce que Gaspard Gantzer exclut.