"Fête à Macron" : un rassemblement "pour refaire dans la rue ce qui avait été perdu dans les urnes", selon Macron

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Emmanuel Macron estime que le gouvernement est soutenu "par une majorité silencieuse".
Emmanuel Macron estime que le gouvernement est soutenu "par une majorité silencieuse". © CHARLY TRIBALLEAU / POOL / AFP
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Pour Emmanuel Macron, une partie de l'extrême-gauche veut "non pas défendre la convergence des luttes, mais la confusion de celles-ci".

Emmanuel Macron a estimé mercredi que certains avaient voulu "refaire dans la rue ce qui avait été perdu dans les urnes", lors de la manifestation du 5 mai, également appelée "Fête à Macron", selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement.

Le gouvernement "a le soutien d'une majorité silencieuse". Le président de la République "a rappelé qu'au fond le sous-jacent de cette mobilisation était un discours qui voulait rejouer l'élection et refaire dans la rue ce qui avait été perdu dans les urnes, avec le souhait d'une partie de l'extrême-gauche non pas de défendre la convergence des luttes mais la confusion de celles-ci" a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux en rendant compte du conseil des ministres.

"Si un 'casse' a été fait en 2017, c'est bien le peuple qui a réalisé ce casse et personne d'autre, et ce casse s'est fait contre les positions acquises", a jugé le président, toujours selon Benjamin Griveaux. Revenant également sur le défilé du 1er-Mai,  le chef de l'État a jugé que "le train de réformes engagé par le gouvernement depuis maintenant des mois (...) a le soutien d'une majorité silencieuse de nos concitoyens", selon le porte-parole.

Les "comportements inadmissibles" du 1er-Mai. Concernant les affrontements et les dégâts occasionnés, notamment lors du défilé du 1er-Mai à Paris, Emmanuel Macron a réitéré l'importance "de maintenir une forte mobilisation des forces de sécurité dans le cadre des prochains événements" face à certains "comportements inadmissibles". "Il a également souligné que le comportement des blacks blocs ne doit pas rester sans réponse pénale", a conclu Benjamin Griveaux.

Plusieurs organisations syndicales, politiques et associatives envisagent d'organiser une "marée populaire" le samedi 26 mai pour "l'égalité, la justice sociale et la solidarité".