Entre bourdes et couacs, la rentrée très compliquée d'Élisabeth Borne à l'Éducation nationale
Pour son quatrième portefeuille sous l'ère Macron, après Matignon, le ministère du Travail et celui des Transports, Élisabeth Borne annonce la couleur en affirmant "ne pas être spécialiste de l'Éducation". Un faux pas assumé par la nouvelle ministre de l'Éducation nationale.
Est-ce la rentrée de tous les dangers pour Élisabeth Borne ? Cette dernière a en effet été nommée il y a un peu plus d’une quinzaine de jours à la tête d'un vaste portefeuille, contenant l'Éducation nationale, la Recherche et l’Enseignement supérieur. Un quatrième portefeuille sous l’ère Macron, après Matignon, le Travail et les Transports.
L'ancienne première ministre annonce la couleur en affirmant ne pas être spécialiste de l'Éducation. Une rentrée placée sous le signe des faux pas et des polémiques multiples.
Dès son arrivée rue de Grenelle, Élisabeth Borne confesse ne pas s'être projetée dans ce gouvernement, encore moins à la tête de l'éducation. Des propos qu'elle défendait dimanche sur BFMTV : "Je ne crois pas qu'on attende d'un ministre qu'il soit un spécialiste de ces sujets ou alors, on peut retravailler le CV de tous. Je ne suis pas Jean-Michel Blanquer, mais évidemment je comprends largement les enjeux de l'Éducation nationale", a-t-elle expliqué.
Première polémique à Mayotte
À peine nommée, la ministre déclenche une polémique depuis Mayotte en tournant le dos à deux enseignants qui réclament une meilleure aide de l'État dans l'archipel, avant de partir dans un éclat de rire pendant l'évocation des victimes du cyclone par François Bayrou.
>> LIRE AUSSI - Harcèlement scolaire : la ministre de l'Éducation nationale Anne Genetet révèle avec émotion en avoir été victime
Une rentrée sous pression
Des débuts chaotiques pour la sixième ministre de l'Éducation en deux ans, qui s'attelle à des chantiers majeurs comme celui du choc des savoirs, héritage de Gabriel Attal, qui peine à se mettre en place. Mais aussi le dossier urgent de la lutte contre le harcèlement scolaire, une priorité fixée par Élisabeth Borne elle-même lorsqu'elle était au pouvoir, sans avoir obtenu de résultats tangibles. Une rentrée sous pression pour l'ancienne Première ministre, presque deux ans jour pour jour après le suicide du jeune Lucas, victime de harcèlement scolaire.