Déconfinement : quelles sont les règles pour se déplacer à partir du 11 mai ?

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Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a détaillé jeudi les nouvelles règles qui vont régir les déplacements des Français à partir du 11 mai.
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a détaillé jeudi les nouvelles règles qui vont régir les déplacements des Français à partir du 11 mai.
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Lors de la présentation du plan de déconfinement du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a détaillé les nouvelles règles de déplacements qui vont entrer en vigueur dès le 11 mai

Nouvelle attestation pour les déplacements de plus de 100 kilomètres, fermeture de certaines frontières, masque dans les transports en commun... Les ministres de l'Intérieur et de la Transition écologique en charge des Transports, Christophe Castaner et Élisabeth Borne, ont détaillé ce jeudi les nouvelles règles pour se déplacer après le 11 mai. 

Une nouvelle attestation pour les longs déplacements

À partir du 11 mai "il sera possible de sortir librement dans la rue sans attestation", a expliqué Christophe Castaner. Une limite de 100 kilomètres "à vol d'oiseau" autour du lieu de résidence est toutefois imposée. "Pour permettre le contrôle de la règle des 100 kilomètres, une nouvelle attestation sera publiée" pour aller au-delà de cette limite, a précisé le ministre. Cependant, "cette limite ne s'applique que si on quitte son département de résidence. Parcourir plus de 100 kilomètres au sein de son département de résidence reste possible".

Par ailleurs, le ministre a prévenu que des "contrôles seront organisés dans les gares, les aérogares ou sur certains tronçons d'autoroutes et de routes à grandes circulation. Ils pourront l'être aussi à l'arrivée des destinations touristiques". "Là encore, nous comptons sur le civisme et la responsabilité des Français mais les contrevenants seront sanctionnés: le montant de l'amende ne change pas, 135 euros susceptibles d'augmenter en cas de récidive", a prévenu Christophe Castaner. Cette attestation sera disponible au format papier et numérique sur le site internet du ministère de l'Intérieur

Une attestation dans les transports en commun aux heures de pointe en Île-de-France

Le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans et les contrevenants seront passibles d'une amende de 135 euros, a indiqué jeudi la ministre Elisabeth Borne. En Ile-de-France, classée "rouge" sur la carte de déconfinement car le nombre de cas y "baisse lentement", l'accès aux transports en commun sera par ailleurs "réservé aux heures de pointe aux personnes détenant une attestation de leur employeur ou ayant un motif impérieux pour se déplacer", a ajouté la ministre de la Transition écologique, qui a la tutelle des Transports.

Pour ce qui concerne les TGV et Intercités, le trafic, de 7% aujourd'hui, sera de "20 à 30%" la semaine prochaine et "maximum 40% fin mai", selon Elisabeth Borne. La réservation sera obligatoire et l'occupation des trains plafonnée à 50% des places. 

Ouverture des plages au cas par cas

L'ouverture "des plages et lacs" sera possible au cas par cas sur autorisation du préfet, a annoncé Christophe Castaner. "La règle générale, c'est la fermeture", mais il sera possible d'avoir accès à ces sites "à la demande des maires sur autorisation du préfet" de chaque secteur concerné.

Des restrictions aux frontières européennes

Les restrictions aux frontières de la France avec les pays de l'espace européen (Union européenne, Shengen, Royaume-Uni) seront "prolongées jusqu'au 15 juin au moins" et les frontières avec les pays non-européens "resteront fermées jusqu'à nouvel ordre", a annoncé Christophe Castaner. La libre circulation des travailleurs frontaliers sera préservée avec les pays membres de l'UE. En outre, les mesures de quatorzaine "pour toute personne française ou étrangère entrant en France", permises par le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire, "à ce stade ne seront pas appliquées à l'intérieur de l'espace européen, "sauf Outre-mer et, si nous le décidons, en Corse", a-t-il ajouté.

Enfin, pour franchir les frontières avec les pays européens voisins, "certaine dérogations supplémentaires seront rendues possibles" comme celles concernant "la garde, la visite ou la scolarité d'un enfant" ou "un motif économique impérieux" y compris les travailleurs saisonniers agricoles, a-t-il ajouté.