Covid : Attal appelle les Français à la "solidarité" pour laisser les vaccins aux plus fragiles

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Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, était l'invité d'Europe 1. 5:01
Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, était l'invité d'Europe 1. © Europe 1
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Invité du "Grand Rendez-vous" d'Europe 1 dimanche, Gabriel Attal a refusé l'idée que la vaccination contre le Covid-19 soit ouverte à tous pour le moment. L'exécutif estime que les patients prioritaires et pas encore vaccinés sont encore trop nombreux. Le porte-parole du gouvernement demande aux Français de respecter les règles.
INTERVIEW

Faut-il ouvrir la vaccination contre le Covid-19 à tous, sans aucune limite d'âge ? C'est une demande qui a émergé cette semaine. "Vous avez encore plusieurs millions de personnes qui sont considérées comme prioritaires qui sont encore dans l’attente d’une vaccination. C’est elles qu’il faut vacciner en priorité. Il faut un peu de solidarité", a répondu Gabriel Attal dimanche matin, dans le Grand Rendez-vous d'Europe 1. Le porte-parole du gouvernement estime que le calendrier prévu doit être respecté.

Actuellement, la vaccination est réservée au plus de 55 ans, sans aucun autre critère. Les soignants sont également éligibles, ainsi que toutes les personnes majeures souffrant de maladies chroniques, comme d'obésité, d’insuffisances cardiaques ou respiratoires, de diabète de type 1 et 2 mais aussi tous les patients atteints d'un cancer ou d'une pathologie neurologique. Cela représente près de 4 millions de Français. Pour ceux âgés entre 45 et 55 ans, il faudra attendre le 15 mai.

"Allez chercher des publics prioritaires ailleurs"

Gabriel Attal a également dénoncé l’action des communes qui ont décidé de ne pas respecter les étapes dictées par le gouvernement et d’aller plus vite. Il a pris l’exemple de la ville de Cannes où le maire LR David Lisnard a décidé d’ouvrir la vaccination aux plus de 40 ans. "Les Alpes-Maritimes sont un département où il y a eu une situation sanitaire difficile plus tôt que dans le reste de la France. Donc on leur a envoyé davantage de doses pour qu’ils puissent aller plus vite dans la campagne de vaccination. Donc peut-être qu’ils sont allés un peu plus vite que les autres sur certains publics. Mais plutôt que de garder les doses pour sa commune, allez chercher des publics qui ne sont prioritaires ailleurs. Mettez en place des campagnes pour aller chercher les personnes isolées par exemple", a lancé le porte-parole du gouvernement.

Depuis le 1er mai, il n'y a plus besoin d'ordonnance pour se faire vacciner, ce qui laisse la possibilité de se faire vacciner sans toute fois respecter les critères. Sur ce point-là, l'exécutif appelle à la responsabilité.

"On a atteint notre objectif d'avril avec une semaine d’avance"

Par ailleurs, Gabriel Attal a assuré que les objectifs de vaccination seraient "atteints". "10 millions de personnes ont reçu une première injection à la mi-avril : on a atteint notre objectif avec une semaine d’avance. 20 millions à la mi-mai on l’atteindra, et 30 millions à la mi-juin, on l’atteindra aussi", a-t-il promis.

"La France, comme tous les pays dans le monde, est limitée par le nombre de doses qu'elle reçoit. On en reçoit de plus en plus, et au fur et à mesure qu'on reçoit plus de doses, on élargit les publics. Mais aujourd'hui, on est encore dans la situation où on doit avoir des priorités et notamment la priorité de protéger ceux qui sont les plus à risque de faire une forme grave, d'abord pour leur santé et ensuite pour la situation à l'hôpital", a continué Gabriel Attal.

Le porte-parole du gouvernement a également voulu rappeler que la France avait battu cette semaine son record d’injections quotidiennes, avec 550.000 doses administrées en une journée. Cela reste cependant en-dessous de l’Allemagne, qui atteint le million de vaccins injectés en une journée. Samedi, jour férié car 1er-Mai, seulement 250.000 injections contre le Covid-19 ont été injectées en France.

Europe 1
Par Léa Leostic