Coronavirus : Nicolas Bay dénonce une forme de "légèreté, d’impréparation du gouvernement"

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L'eurodéputé Nicolas Bay milite pour une limitation provisoire de la libre circulation des personnes, afin de mieux lutter contre la propagation du coronavirus. © Europe 1
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Romain David , modifié à
Pour Nicolas Bay, eurodéputé du Rassemblement national invité vendredi de la matinale d'Europe 1, le gouvernement n'a pas suffisamment anticipé l'épidémie de coronavirus qui sévit désormais dans le pays, et a pris certaines mesures de précaution trop tardivement.
INTERVIEW

Avec plus de 420 cas de contaminations, la France se prépare à passer au stade 3 dans le plan de lutte contre l'épidémie de coronavirus. "On a, depuis le début de cette crise, un sentiment de légèreté, ou en tout cas d’impréparation du gouvernement", a toutefois voulu dénoncer Nicolas Bay, eurodéputé du Rassemblement national, vendredi sur Europe 1.

"Je pense qu’il y a eu un manque d’anticipation. Progressivement, ce manque est rattrapé, mais toute la batterie de précautions nécessaires n’a pas été prise", estime celui qui est également président du groupe Rassemblement national au Conseil régional de Normandie. "On a eu un changement de ministre de la Santé en catastrophe, au début de la crise. Les décisions qui sont prises ne sont pas mauvaises, mais elles sont toutes prises avec du retard. Par exemple, les restrictions de vols commerciaux. Beaucoup de pays l’ont fait avant nous", cite notamment Nicolas Bay.

"Limiter pour une courte période la libre circulation des personnes"

Il considère également qu’un contrôle renforcé aux frontières permettrait de limiter la propagation du virus. "Demander, par exemple, à ceux qui viennent de Vénétie ou de Lombardie, de ne pas se rendre sur le territoire français pendant quelques semaines fait partie des précautions que l’on aurait pu prendre", relève-t-il. "Jusqu’à démonstration du contraire, le virus n’est pas transporté autrement que par les personnes infectées, il n’est pas transporté par des marchandises. Limiter pour une courte période la libre circulation des personnes est de nature à limiter la propagation du virus."

Néanmoins, ce proche de Marine Le Pen se veut rassurant quant à l'évolution de la situation. "Malgré un hôpital en difficulté, nous avons un dispositif hospitalier, des protocoles qui sont parmi les plus performants au monde. C’est une de nos chances", souligne-t-il