Coronavirus : Jadot réclame à Macron "des perspectives sur plusieurs mois"

, modifié à
  • A
  • A
2:46
© Europe 1
Partagez sur :
Yannick Jadot a critiqué mardi sur Europe 1 la gestion de la crise du coronavirus par l’exécutif, et notamment ses répercussions économiques sur les plus pauvres. "Il faut une perspective sur plusieurs mois de sortie du confinement", a réclamé le député européen écologiste. 
INTERVIEW

C’est l’événement attendu du jour. Mardi soir à 20 heures, Emmanuel Macron prend la parole pour faire le point sur l’épidémie de coronavirus et les restrictions qui l’accompagnent. Le chef de l’Etat devrait annoncer un allégement progressif du reconfinement. "On attend du président des perspectives sur plusieurs mois de sortie du déconfinement", a réclamé mardi sur Europe 1 Yannick jadot, eurodéputé et leader d'Europe Ecologie les Verts. 

Mais c’est sur un autre problème que Yannick Jadot a voulu appuyer. "Il y a un énorme problème social dans notre pays, avec une explosion de la pauvreté, une explosion de la précarité", a pointé l’élu. "Les Restos du cœur ouvrent aujourd’hui leur campagne hivernale et comme toutes les associations, ils vont voir une explosion des personnes qui ont besoin de l’aide alimentaire dans notre pays, pour vivre. On est en plein hiver, il va y avoir des problèmes de chauffage, au-delà des problèmes de paiement des loyers", a-t-il énuméré.

"Le risque d’une rupture profonde dans la société française"

Puis il est passé à l’attaque. "Ça reste l’angle mort du gouvernement, qui n’arrive toujours pas à penser la pauvreté comme un élément essentiel du point de vue humain, comme un élément essentiel du point de vue de la cohésion nationale", a jugé Yannick Jadot. "Là encore, le président de la République prend le risque d’une rupture profonde dans la société française, à force de ne pas voir qu’il y a un problème de pauvreté, d’injustice sociale."

Le député européen au aussi formulé une proposition : "que soit ajouté au plan de relance des chèques donnés à nos concitoyens les plus pauvres. 2.000 euros quand on est sous le seuil de pauvreté", a-t-il précisé. "Pour des chèques alimentaires qui vont vers des agriculteurs français, des circuits courts, de l’agriculture biologique, des chèques transport, des chèques logement… 30 milliards pour à la fois lutter contre l’injustice sociale, lutter contre la pauvreté et relancer notre économie."