Coronavirus : 400 entreprises ont fait une demande d’activité partielle pour 6.000 salariés, indique Muriel Pénicaud

, modifié à
  • A
  • A
La ministre du Travail a indiqué que des demandes de chômage partiel avait été déposées pour 6.000 salariés, en raison du coronavirus. 1:05
La ministre du Travail a indiqué que des demandes de chômage partiel avait été déposées pour 6.000 salariés, en raison du coronavirus. © Europe 1
Partagez sur :
En raison d'une baisse d'activité liée à l'épidémie de coronavirus, 400 entreprises, pour la plupart dans les secteurs du tourisme ou de la restauration, entendent mettre au chômage partiel une partie de leurs salariés, et ont fait une demande d’indemnisation auprès du ministère du Travail, indique Muriel Pénicaud sur Europe 1.
INTERVIEW

L’épidémie de coronavirus, qui pourrait passer prochainement au stade 3 en France, menace désormais l’économie et le marché de l'emploi. "On a déjà 400 entreprises, pour 6.000 salariés, qui ont demandé le chômage partiel", a ainsi indiqué jeudi Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, au micro de Sonia Mabrouk, dans la matinale d'Europe 1.

"Le salarié garde son salaire, mais comme il ne peut pas aller travailler parce que l’activité tombe à cause du coronavirus, le ministère du Travail rembourse à l’entreprise une partie importante du salaire", explique-t-elle. Pour l’heure, ces demandes concernent essentiellement les secteurs du tourisme et de la restauration, précise encore la ministre.

Le droit de retrait

Par ailleurs, Muriel Pénicaud a tenu à rappeler que le droit de retrait "n’est jamais collectif", alors que plusieurs salariés de la RATP se sont arrêtés de travailler mardi pour obtenir du gel hydoalcoolique. "C’est individuel, s’il y a un danger grave ou imminent pour votre vie ou votre santé. Il y a très peu de situations de travail de ce type-là", indique-t-elle. "Si la RATP s’arrête parce qu'un agent est contaminé, on n'est pas dans le respect du droit de retrait", avertit ainsi la ministre. Dans le cas d'une contamination avérée, c'est à l'Agence de santé de fixer, après enquête, la liste des personnes menacées par un risque de transmission. "Elles seront autorisées à rester chez elles, et seront indemnisées, c’est un sujet médical", conclut Muriel Pénicaud.

 

Europe 1
Par Romain David