Christophe Castaner porte plainte contre une affiche d'un syndicat CGT

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"C'est la première fois qu'un ministre de l'Intérieur déclenche une procédure pénale contre nous en raison d'une affiche", selon Romain Altmann. (photo d'archives)
"C'est la première fois qu'un ministre de l'Intérieur déclenche une procédure pénale contre nous en raison d'une affiche", selon Romain Altmann. (photo d'archives) © LUDOVIC MARIN / AFP
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Le secrétaire général du syndicat Info'Com-CGT est convoqué mi-mars par la police après un dépôt de plainte du ministre de l'Intérieur, en raison d'une affiche jugée controversée. 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a porté plainte contre le syndicat Info'Com-CGT en raison d'une affiche diffusée par ce dernier après l'interpellation en décembre de lycéens à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, a annoncé mercredi à l'AFP le secrétaire général du syndicat Romain Altmann. Les images de cette interpellation montrant des rangées de dizaines d'élèves à genoux, les mains sur la tête, placés sous la surveillance de policiers casqués, armés de matraques et de boucliers, avaient suscité de vives réactions.

Le secrétaire général convoqué par la police. Branche de la CGT dédié aux salariés de l'information et de la communication, Info'Com-CGT avait publié trois jours plus tard, le 9 décembre, une affiche montrant une personne en tenue de policier foulant aux pieds un ours en peluche ensanglanté avec pour légende : "Touchez pas à nos enfants !" Suite à la plainte de Christophe Castaner, Romain Altmann est convoqué le 18 mars par la direction de la police judiciaire "pour des faits de diffamation publique envers (des) fonctionnaires de police". "C'est la première fois qu'un ministre de l'Intérieur déclenche une procédure pénale contre nous en raison d'une affiche", a déclaré Romain Altmann.

"Un appel à la prudence" plus qu'une "diffamation". "Notre syndicat ne sourit pas", écrit par ailleurs Info'Com dans un communiqué mercredi. "Il prend très au sérieux la création de toutes pièces d'une affaire qui vise la liberté d'expression, s'agissant en particulier d'une action policière plus que controversée". L'affiche, ajoute le syndicat, constitue "bien plus un appel à la prudence dans le traitement des manifestants, jeunes en particulier, qu'une diffamation à l'égard d'une institution dont ils voient la violence condamnée de manière la plus large, ce à l'échelle européenne". Info'ComCGT appelle par ailleurs à un rassemblement de soutien le 18 mars devant le nouveau Palais de justice de Paris et lance une pétition "pour défendre la liberté d'expression".