En déplacement dans un lycée de Mende, en Lozère, jour de la rentrée scolaire, Emmanuel Macron a défendu l'interdiction du téléphone portable. Répondant aux questions des élèves, le chef de l'État a réaffirmé la nécessité de savoir se passer de cet appareil et a salué la mise en place d'activités périscolaires.
Pour la rentrée des classes ce mardi, Emmanuel Macron s'est rendu en Lozère, à Mende, au lycée Chaptal pour notamment y défendre l'interdiction des téléphones portables. Il s'est également rendu dans un centre de formation des professeurs pour évoquer deux grands thèmes : la question de la formation des enseignants et cette nouvelle interdiction des téléphones.
"Les élèves ont déjà pris l'habitude"
Au lycée Chaptal, Jeanne, une ancienne élève, a montré au président les pochettes bleues accrochées à la porte d'entrée, dans lesquelles les téléphones portables sont rangés pour la journée. "Les élèves ont déjà pris l'habitude ce (mardi) matin, dès qu'ils sont rentrés, d'éteindre leur téléphone, de les mettre là. Ça va tout simplement favoriser la concentration en classe", a-t-elle souligné.
Concentration, transmission du savoir, moins d'isolement... Face aux questions des élèves, Emmanuel Macron a réaffirmé la nécessité de savoir se passer de son téléphone... même au plus haut sommet de l'État.
"Même à l'Élysée, vous faites des réunions avec des gens, ils sont tous sur leur téléphone", a relaté le président. "Le ministre (de l'Éducation) peut vous le dire : en Conseil des ministres, chacun dépose son téléphone avant", a-t-il poursuivi.
Les activités périscolaires ne sont pas "du temps à s'ennuyer"
Ensuite, il a été question des activités périscolaires pour remplacer les heures passées devant son écran, développées par les élèves au milieu du CDI et saluées par Emmanuel Macron. "Ça va vous libérer. Ce n'est pas du temps à s'ennuyer, et c'est exactement aussi ce dont vous avez besoin et ce qu'on veut vous apporter", a dit le chef de l'État aux élèves.
Enfin, aux questions sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron a promis une nouvelle réflexion française et européenne sur l'interdiction pour les jeunes, et a une fois de plus alerté sur les addictions et les troubles de l'attention qui peuvent en découler.