Le Royaume de Suède a signé avec la France une commande pour quatre frégates de défense et d'intervention de l'entreprise française Naval Group. Le premier bâtiment sera livré avec 2030. Un pas de plus vers la coopération franco-suédoise en matière de défense. Mais bénéficie-t-il vraiment à la France ?
Une commande à 4,3 milliards d'euros pour quatre frégates de défense et d'intervention de l'entreprise française Naval Group. L'annonce a été officialisée ce lundi, en Suède, lors du déplacement d'Emmanuel Macron.
La France désormais talonnée par l'Allemagne
Avec un peu plus de 21 milliards d'euros de prises de commande l'année dernière, l'industrie française de défense reste très attractive. La France est le deuxième pays exportateur d'armes au niveau mondial, mais elle reste loin, très loin du leader américain.
Washington a signé, l'année dernière, pour 283 milliards d'euros de commandes et écrase parfois l'industrie française dans sa propre sphère d'influence. Le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège ou encore le Danemark ont préféré le F35 américain plutôt que le Rafale de l'avionneur français Dassault.
L'OTAN joue, à ce titre, un instrument de guerre économique au bénéfice, en premier lieu, de l'industrie militaire américaine. Enfin, autre difficulté à venir, la France est désormais talonnée, avec 13 milliards d'euros de commandes, par son voisin allemand, bien décidé à s'imposer désormais comme une puissance militaire de premier plan sur le marché européen.