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Blocus des lycées : quand Emmanuel Macron applique sa stratégie du «en même temps»

"Nos lycéens d’aujourd’hui sont les jeunes collégiens qui ont vécu le Covid", a rappelé Emmanuel Macron. [AFP]

Ce lundi, Emmanuel Macron s'est exprimé sur le blocus des lycées depuis le Mondial de l'auto 2026 à Paris. Le chef de l'État a défendu l'action du gouvernement, tout en faisant preuve d'empathie et de compréhension à l'égard de la jeunesse. Ainsi, le président de la République applique sa ligne du "en même temps".

Après avoir appelé les policiers à l’empathie, Emmanuel Macron leur demande maintenant de faire régner l’ordre. Le chef de l’État s’est rendu lundi 12 octobre à la Porte de Versailles à Paris pour le Mondial de l’auto 2026. Le président de la République s’est notamment exprimé au sujet du mouvement lycéen en tentant de garder un certain équilibre grâce à sa stratégie du "en même temps".

"On a besoin d’ordre et de respect"

Emmanuel Macron défend l’action du gouvernement, mais ne veut pas se mettre la jeunesse à dos. Le chef de l'État fait alors preuve d’empathie et de compréhension.

"Qu’il y ait des lycéens qui s’expriment, qui réfléchissent à leur avenir, à l’amélioration de leurs conditions de travail, d’apprentissage : c’est une bonne chose ! Je suis toujours là pour l’accompagner, lui donner sa place et je pense que c’est ce que l’on doit à cette génération", a assuré le président de la République. Il rappele d'ailleurs que les lycéens "d’aujourd’hui sont les jeunes collégiens qui ont vécu le Covid et étaient des écoliers au moment des attentats".

Pour autant, Emmanuel Macron adresse aussi un message de fermeté. "Ce que l’on a pu voir chez les lycéens et chez tous ceux qui, n’étant plus lycéens, viennent profiter de tout cela pour brûler, détruire ou conduire des violences : c’est inacceptable. Il faut le condamner parce que l’on a besoin d’ordre et de respect", souligne-t-il.

"Et ça ne doit pas simplement nous conduire à ne pas regarder en face tout ce qui doit être considéré et accompagné. Mais on a besoin que les choses avancent, que les discussions se passent dans le calme, dans l’esprit de responsabilité, pour qu’elles donnent lieu à des décisions", plaide Emmanuel Macron.