Face au blocus des lycées, à Toulouse, de nombreux parents expriment leurs inquiétudes au vu du retard accumulé sur le programme. À la veille de "l'acte V" de la mobilisation prévue ce mardi, Europe 1 les a rencontrés.
Dans ce lycée du centre-ville de Toulouse, le blocus a démarré plus tard qu'ailleurs, mais le mal est fait pour Tom, élève de terminale. "Le bac, ça va être compliqué. Ça fait une semaine qu'il y a les blocus et qu'on ne peut plus aller en cours. On prend du retard et on va devoir travailler plus parce qu'on aura plus de devoirs. Ça va être plus difficile", exprime le lycéen.
Une anxiété aussi partagée par les parents. Dans une ville où la mobilisation a parfois été très violente, le hall d'entrée d'un lycée a, par exemple, été incendié. "Je suis inquiète des manifestations qui peuvent mal tourner", témoigne Agnès, maman d'une élève de première, qui craint également une baisse d'assiduité de la part de sa fille.
"Le distanciel ne fait pas de miracle"
"Le distanciel ne fait pas de miracle. Elle a dû louper une dizaine d'heures de cours. On a la chance d'avoir une fille qui est assez studieuse, donc elle travaille à la maison, mais ça ne remplace pas un cours en présentiel d'un professeur", s'inquiète-t-elle.
Mais plus le mouvement va perdurer, plus il va falloir que les élèves, avec de l'aide extérieure, compensent ce manque. De l'aide extérieure, comme des cours particuliers auxquels pourraient avoir recours bon nombre de parents à l'occasion des vacances qui débutent ce samedi.