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Arthur de Laborde / Crédit photo : Thomas SAMSON / AFP
Alors que la fronde des agriculteurs ne faiblit pas et que des centaines de tracteurs convergent, ce lundi, vers la capitale, le gouvernement met tout en œuvre pour éviter une confrontation directe avec les agriculteurs. Néanmoins, l'hypothèse d'une montée du niveau de tension ne peut être écartée.

Devant la colère des agriculteurs, l'exécutif joue la carte de la prudence. Alors que la fronde ne faiblit pas, voire s'intensifie avec la mise en place de points de blocage autour de Paris, le gouvernement veut éviter de muscler le rapport de force et d'aggraver la crise en réprimant un mouvement, pour l'instant massivement soutenu par la population

Le chef de l'État ne veut pas se mettre à dos les agriculteurs

Sur le plan électoral, à quelques mois des européennes, Emmanuel Macron ne veut pas se mettre à dos les agriculteurs, destinataires privilégiés des signaux que le chef de l'État tente d'envoyer à la droite et aux conservateurs. Néanmoins, l'hypothèse d'une montée du niveau de tension, avec des manifestations plus violentes et des blessés de part et d'autres, ne peut être écartée.

Déjà brandie par une partie des oppositions, les accusations de deux poids deux mesures dans le maintien de l'ordre pourraient alors devenir plus pesantes. Ce scénario noir laisserait le chef de l'État sans véritable porte de sortie et l'affaiblirait politiquement, alors qu'il doit déjà composer avec une majorité relative et une cote de popularité au plus bas.