Amélie de Montchalin : "depuis trop de temps, on a envoyé au Parlement européen des exilés"

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Amélie de Montchalin, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, défend lundi sur Europe 1 la liste LREM aux européennes, portée par Nathalie Loiseau, en difficulté dans les sondages.
INTERVIEW

Amélie de Montchalin a succédé il y a un mois à Nathalie Loiseau au gouvernement. Aujourd’hui, à trois semaines des élections européennes, elle lui vient en aide alors que LREM est en difficulté dans les sondages face au Rassemblement national. "Nathalie Loiseau, elle fait totalement son travail. Elle a été celle qui pendant deux ans a accompagné le président pour qu’on ait des victoires sur le droit d’auteurs, les travailleurs détachés, les frontières… Elle s’est battue avec les ministres pour avoir de la cohérence" au niveau européen, a défendu Amélie de Montchalin sur Europe 1 lundi.

"Et c’est en soi bien mieux que de faire la Une des journaux ou parler à tous les micros comme certains qui, comme Marine Le Pen, ne siégeront jamais au Parlement européen", tacle la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, alors que selon un dernier sondage, le Rassemblement national est donné en tête des européennes avec 22% des intentions de vote, devant LREM qui recule à 21,5%.

"La France n'a plus d'influence"

"Ces européennes, le but n’est pas juste de les gagner, ce n’est pas un enjeu électoraliste, ce n’est même pas un enjeu du président", assure Amélie de Montchalin au micro d’Audrey Crespo-Mara. "On a besoin d’envoyer une équipe de France de gens compétents, qui a envie de travailler en Europe et qui seront là quand le président et le gouvernement proposeront quelque chose, pour que ce soit suivi au Parlement" européen, souligne-t-elle.

>> De 7h à 9h, c’est deux heures d’info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

"Ce qu’il se passe depuis 20 ans, 30 ans, depuis beaucoup trop de temps, c'est qu'on a envoyé, pas moi mais les partis politiques, au Parlement européen des exilés, des stars de cinéma, des eurosceptiques. Et du coup, aujourd’hui, la France n’a plus d’influence, n’a plus de crédibilité", déplore la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.