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Affaire Lyhanna : la colère des parlementaires ne retombe pas

Attaqué de toute part dans l'affaire Lyhanna, le gouvernement a regretté la rhétorique agressive des parlementaires, lors de sa dernière séance de questions. Même ses annonces, jugées insuffisantes, n'ont pas convaincu l'opposition.

Sans surprise, les questions au gouvernement ont, ce mercredi, concerné l'affaire Lyhanna. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la colère des parlementaires ne retombe pas. "Cette petite fille a été sacrifiée sur l'autel de la nonchalance d'un État dont l'appareil judiciaire a failli. Un État englué dans le déni de l'explosion de la criminalité contre les enfants et la culture généralisée du 'pas de vague'", s'insurge Marine Le Pen. 

Plusieurs mesures concrètes

Une charge frontale à laquelle Sébastien Lecornu a répondu avec fermeté. "Ne mentez pas au peuple français en laissant à penser que ce n'est qu'une affaire de moyens, puisque vos propos, vous le verrez, vieilliront mal", rétorque ce dernier.

Du côté de la France insoumise, même tonalité : LFI accuse le gouvernement de sous-traiter ces affaires et de minimiser les violences faites aux mineurs. Une instrumentalisation dénoncée par Gérald Darmanin

"Si vous pensez un seul instant que vous allez redonner du courage aux enquêteurs, aux magistrats, à toute la société, en faisant de la politique politicienne, je pense que vous vous trompez frontalement", a-t-il déclaré. 

Face à la pression, le gouvernement a tout de même annoncé des mesures concrètes : un projet de loi sur la protection des mineurs sera par exemple débattu le 15 juillet prochain. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a également demandé aux plus hautes autorités policières de prioriser les procédures liées aux violences sexuelles sur mineurs. Des annonces encore insuffisantes aux yeux de l'opposition.