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IVG : le gouvernement réfléchit à allonger les délais légaux et à revenir sur la clause de conscience des soignants

Le ministère de la Santé ouvre un dernier chantier en cette rentrée 2026 autour de l'IVG. Le ministère réfléchit à allonger les délais d'avortement dans les années à venir, et songe même à revenir sur la clause de conscience des soignants. Une réflexion qui interroge à seulement quelques mois de la fin du mandat d'Emmanuel Macron. 

L’avortement va-t-il évoluer à nouveau ?  Dans une troisième feuille de route pour la stratégie nationale de santé sexuelle pour 2030, dévoilée lundi, le ministère de la Santé ouvre un dernier chantier : allonger les délais d’avortement dans les années à venir, et revenir sur la clause de conscience des soignants. 

Sur le document est écrit noir sur blanc les deux axes de priorités : permettre aux femmes d’avorter au-delà de 14 semaines et supprimer la clause de conscience des soignants permettant au corps médical de refuser de pratiquer une interruption volontaire de grossesse.

Officiellement, l'objectif est de s'aligner sur les autres pays européens, plus permissifs. Si à ce stade, seule une discussion est prévue dans les années à venir par un conseil spécialisé, le ministère anticipe déjà un débat au Parlement sur le sujet. 

Une initiative qui interroge

En clair, l'exécutif veut sa loi. Une offensive purement idéologique selon Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance Vita. "C'est une atteinte très lourde à la liberté de conscience des soignants. Cette liberté, c'est un enjeu majeur, bien sûr. Et une société devient très totalitaire lorsqu'elle force des personnes à faire des actes qui sont contraires à leur conscience", juge-t-il au micro d'Europe 1. 

Surtout, à quelques mois du départ d’Emmanuel Macron, cette initiative de dernière minute interroge. Déjà en 2022 le délai légal de recours à l’avortement avait été prolongé de 12 à 14 semaines, avant une inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, en grande pompe, en 2024.