Les agriculteurs sont encore mobilisés contre le traité entre l'UE et le Mercosur à Strasbourg, ce mercredi 21 janvier. Ils entendent maintenir la pression avant le vote des eurodéputés prévu à la mi-journée. Ce vote permettrait de retarder l'entrée en application du traité de libre-échange de plusieurs mois.
Plus de 5.000 manifestants exploitants étaient rassemblés, ce mardi 20 janvier, à Strasbourg pour dire non au traité UE-Mercosur. Ce matin du mercredi 21 janvier, les agriculteurs sont encore présents aux abords du Parlement européen.
Les eurodéputés se prononceront ce mercredi sur la saisine de la Cour de justice de l'Union Européenne, option qui pourrait retarder l'entrée en application du traité de libre-échange de plusieurs mois.
"Le traité du Mercosur doit être arrêté"
Face aux manifestants, plusieurs représentants de syndicats agricoles européens se succèdent. Nombreux d'entre eux ont traversé plusieurs pays pour venir protester, à l'instar d'Igor venu de Hongrie. "Le traité du Mercosur doit être arrêté et c'est pourquoi nous sommes là aujourd'hui. Peut-être que notre voix sera entendue dans le Parlement, parce qu'à la table des négociations, nous ne sommes pas entendus", explique-t-il au micro d'Europe 1.
Comme ses collègues français, le Hongrois dénonce la concurrence déloyale subie par les agriculteurs européens : "Ces importations sont inacceptables pour tous les agriculteurs européens. Nous avons déjà beaucoup de pression de l'Ukraine, du Brésil et ça nous oppresse".
"Nous savons que nous allons gagner"
Tous espèrent être entendus par les eurodéputés. Un drapeau polonais dans les mains, Adrien est optimiste : "Nous avons espoir. Nous allons continuer de protester parce que nous savons que nous allons gagner".
La présence de ces agriculteurs européens réjouit les Français : "C'est rassurant parce qu'on voit qu'on se bat tous pour la même chose contre le Mercosur", raconte Nicolas, âgé de 18 ans. Pierre, viticulteur alsacien, ne compte pas lâcher : "Je crois qu'il faut rester combattif et montrer notre volonté", déclare-t-il.
Français, Belges, Italiens et Polonais...tous attendent désormais ensemble et avec impatience l'issue du vote.