La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a signé samedi au Paraguay l'accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur. En France, les agriculteurs craignent l'afflux massif de denrées agricoles venues d'Amérique du Sud, mais ils restent combatifs à l'image de Jean-Luc Perrin, éleveur de bovins et président de la FDSEA de la Loire.
C'est au Paraguay qu'Ursula von der Leyen a signé, au nom de la Commission européenne, l'accord de libre-échange avec l'UE et les pays sud-américains du Mercosur. Un traité qui a été un élément déclencheur de la colère des agriculteurs en France.
Ces derniers craignent l'afflux massif sur les marchés européens de denrées agricoles produites selon des normes bien inférieures à celles en vigueur en Europe et particulièrement en France.
À Strasbourg pour mettre la pression sur les eurodéputés
Certains agriculteurs semblent un peu résignés, mais ils restent dans l'ensemble combatifs, persuadés que les dés ne sont pas jetés, à l’image de Jean-Luc Perrin, éleveur de bovins et président de la FDSEA de la Loire. "On va se battre jusqu'à la dernière minute, jusqu'à la dernière seconde", lâche-t-il auprès d'Europe 1.
Et l'exploitant d'évoquer la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). "Les eurodéputés vont voter ou non pour saisir la CJUE. C'est pour cela que nous serons à Strasbourg mardi pour mettre la pression sur les eurodéputés, pour qu'ils votent pour saisir la Cour de justice", affirme-t-il.
Jean-Luc Perrin estime que saisir la CJUE "ne va pas forcément anéantir le Mercosur, ça va l'arrêter pendant 18 mois. On pourra continuer à se battre pour s'opposer à ce Mercosur. Comptez sur nous pour qu'on ne lâche pas", prévient l'éleveur de bovins.