Un second cas de fièvre aphteuse en Grande-Bretagne

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A Surrey, non loin du lieu de découverte du premier cas de fièvre aphteuse, les autorités britanniques ont confirmé mardi l'existence d'un second foyer de la maladie. Selon la chaîne Sky News, un troisième cas aurait même été signalé mais cette information a été démentie par les autorités britanniques. L'agence de veille sanitaire britannique a rendu un premier rapport provisoire ce mardi, qui indique qu'il y a une forte probabilité que l'épizootie vienne d'un laboratoire près des fermes contaminées.

Les autorités britanniques ont annoncé mardi que l'existence d'un deuxième cas de fièvre aphteuse avait été confirmée par des tests scientifiques dans un élevage du Surrey, dans le sud-est de l'Angleterre. Ce second foyer avait été détecté lundi par des vétérinaires, le troupeau comprenant 50 à 100 bêtes avait été immédiatement abattu. Il se trouve en fait à l'intérieur même du périmètre de sécurité établi autour du premier foyer de la maladie découvert la semaine dernière en Grande-Bretagne.

Cette localisation rassure en un sens les autorités britanniques pour qui elle constitue une preuve du bon fonctionnement des mesures de précaution. Dans le même temps, les soupçons se précisent autour de deux laboratoires de recherche situés à quelques kilomètres seulement du premier élevage concerné. La souche du virus est en fait très inhabituelle, ce qui a alerté les autorités britanniques. Les résultats des expertises sanitaires, qui permettront de confirmer cette hypothèse, seront connus mardi soir. Le virus aurait pu se retrouver dans la nature après une erreur d'application des mesures de sécurité. Il se serait ensuite propager vers les fermes environnantes au gré des inondations de ces dernières semaines.

Mardi en fin de matinée, la chaîne de télévision privée Sky News a annoncé qu'un troisième cas de fièvre aphteuse avait été détecté dans un élevage du sud de l'Angleterre. Toutefois, le gouvernement britannique a immédiatement démenti l'information.

L'agence de veille sanitaire britannique a rendu son premier rapport. Selon ce document, il y a une forte probabilité que l'épizootie vienne d'un centre de recherches sur les maladies animales près des fermes contaminées. Les enquèteurs ne sont pas encore capables de dire quel établissement a pu provoquer cette contamination. Deux sont suspectés : un laboratoire franco-américain spécialisé dans la fabrication de vaccins ou un établissement de recherches publiques britanniques.

Pour les autorités françaises, l'objectif reste le même : éviter que les foyers de fièvre aphteuse découverts en Grande-Bretagne ne se propagent dans l'Hexagone. Pour cela, le ministère de l'Agriculture a décrété vendredi une série de mesures draconiennes au nom du principe de précaution. Parmi elles : la suspension jusqu'à nouvel ordre des rassemblements de bovins et de toute autre espèce sensible à la maladie. Une nouvelle qui tombe plutôt mal en pleine saison des comices et autres foires agricoles.

"La maladie a une possibilité de contamination extrêmement élevée et par conséquent, c'est la précaution maximale", a expliqué le ministère de l'Agriculture. Pour l'Etat, il s'agit d'éviter de trop grosses pertes économiques pour le cheptel français à long terme. Mais les agriculteurs, qui profitent de la saison estivale pour présenter leurs troupeaux lors de foires agricoles, devraient en pâtir à court terme. C'est aussi un rendez-vous raté pour les touristes qui ont choisi de passer leurs vacances à la campagne et qui sont friands de ce genre de festivités.

Parmi les autres mesures décidées par le ministère de l'Agriculture, un recensement des bovins, ovins, caprins ou porcins entrés en France en provenance du Royaume-Uni dans les dix derniers jours a également été décidé. Le dispositif sera réévalué régulièrement à fur et à mesure de sa mise en oeuvre et pourrait être révisé au début de la semaine prochaine selon le ministère. De son côté, la commission européenne a annoncé qu'elle allait interdire toutes les importations de bétail et de produits animaux en provenance de Grande-Bretagne.

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr