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Sur TF1, "Hollande parlait le langage de tout le monde"

Walid Berrissoul et Victor Dhollande-Monnier - Mis à jour le . 1 min
Sur TF1, "Hollande parlait le langage de tout le monde"
© REUTERS

Le président de la République a convaincu le psychanalyste Jean-Pierre Friedman. 

C’était son premier grand oral avec des Français. Pendant plus d’une heure et demie jeudi soir, François Hollande a tenté de rester optimiste sur l’avenir du pays. Dans cet exercice périlleux, en "prime time" sur TF1, le chef de l’Etat a été cuisiné par des journalistes mais aussi par quatre Français. C’est l’heure du bilan. A-t-il été convaincant ?

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>> Le psychanalyste Jean-Pierre Friedman a bien étudié François Hollande pendant sa prestation. Il nous donne son avis :

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"Il dégageait une impression à la fois de sincérité et de force qui m’a vraiment surpris", analyse l’auteur du Pouvoir et des hommes (éditions Michalon). "Il parlait le langage de tout le monde". Dans une réponse à Nicolas Sarkozy, le président de la République a même usé de la métaphore de l’entrecôte-frites . "J’entendais même qu’on me reprochait de manger des frites. Mais quelle est cette conception ?", s’est rapidement emporté le chef de l’Etat. Et de poursuivre : "les bistrots, je les ai fréquentés pendant 30 ans de ma vie. J’ai fait la tournée de tous les bistrots pour rencontrer les électeurs".

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Même son attitude corporelle a semblé convaincre le spécialiste. "Il n’y a pas eu de gesticulation", estime le psychanalyste Jean-Pierre Friedman. "Il a dégagé une certaine impression de solidité alors qu’on l’avait toujours décrit comme un homme mou, un homme malléable".

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Hollande, "un homme de conciliation"

"Comme dans son enfance, il a été confronté à des conflits entre ses parents qu’il s’efforçait de concilier", rappelle Jean-Pierre Friedman. Et d’analyser : "c’est certainement ça qui lui a donné cette préférence pour la conciliation plutôt que pour la violence".

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Sans interrompre les quatre Français qui l’ont interrogé, François Hollande a tenu à les rassurer. "Ses détracteurs ont toujours pris sa capacité à faire des compromis pour de l’indécision. Mais là, on se trouve face à un homme qui n’a pas l’air de singer un homme d’Etat mais d’en être un", estime le psychanalyste. Et de conclure : "il donnait pas l’impression de jouer un rôle concocté par ses conseillers en image. Ça, c’est vraiment très nouveau et très surprenant".