Peillon : "pas assez de jours de classe"

Le ministre de l'Education nationale estime qu'il n'y "a pas de tabou".
Le ministre de l'Education nationale estime qu'il n'y "a pas de tabou". © Europe1.fr
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Le ministre de l'Education nationale a estimé sur Europe 1 que le sujet méritait d'être débattu.

Après avoir remis sur le tapis la semaine scolaire de cinq jours, Vincent Peillon s'attaque aux vacances. Le ministre de l'Education nationale a estimé vendredi sur Europe 1 qu'il n'y "a pas de tabou". "Ma mission, c'est l'intérêt général", a-t-il expliqué. 

Pour justifier un remodelage du calendrier scolaire, Vincent Peillon se réfère notamment aux rapports des sociologues. 

"Pas de vacances aussi longues" à son époque 

"Nos élèves ont beaucoup moins de jours de classe que leur aînés. Ma génération travaillait, pas seulement le samedi matin, mais aussi le samedi après-midi", a-t-il détaillé, pour défendre le retour à la semaine de cinq jours. "Il n'y avait pas non plus de vacances aussi longues", a-t-il aussi souligné. 

"Nous approchons du baccalauréat, et un certain nombre de collégiens ou de lycéens vont se retrouver le 10 juin, le 15 juin, livrés à eux-mêmes. Lorsque les familles ont les moyens de leur offrir un certain nombre d'activités, tout va bien, mais quand ce n'est pas le cas, ça fait des jeunes qui ne sont pas pris en charge par la collectivité", a encore développé le ministre.  

Ça "nous coûte cher"

Selon lui, le faible nombre de jours de classe des élèves en primaire – "une exception" – "nous coûte cher". "Les sociologues disent, concernant les enfants français, que ce sont ceux qui souffrent le plus, avec les petits Japonais. On ne peut pas en être fiers collectivement. Il y a le plus de stress, de souffrance et même de suicides en France, il n'est pas interdit d'apprendre et d'être heureux". 

Les décisions concernant les sujets liés à l'éducation, y compris celui des rythmes scolaires, seront prises "fin juillet" après concertation, avant une loi de programmation à l'automne, avait annoncé le ministre après avoir reçu les syndicats d'enseignants.