Charlie Hebdo : la classe politique dit son effroi

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Louis Hausalter , modifié à
RÉACTIONS - De l'extrême gauche à l'extrême droite, de très nombreuses personnalités politiques ont fait part de leur émotion après l'attentat qui a visé le journal Charlie Hebdo à Paris.

Douze morts, et le bilan pourrait s'alourdir. L'attentat meurtrier qui a visé l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris, a aussitôt fait réagir la classe politique. François Hollande et plusieurs de ses ministres, dont Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Fleur Pellerin (Culture) se sont rapidement rendus sur les lieux du drame, tout comme la maire de Paris, Anne Hidalgo.

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Hollande Cazeneuve Charlie iTele 1280

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"Un choc" pour Hollande. Le président de la République a dénoncé "un acte d'une exceptionnelle barbarie", indiquant qu'il s'agissait d'"un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute". "La France est aujourd'hui devant un choc", a estimé François Hollande. "Dans ces moments-là, il faut faire bloc, montrer que nous sommes un pays unis". "Nous savions que nous étions menacés comme d'autres pays dans le monde, nous sommes menacés parce que nous sommes un pays de liberté", a ajouté le chef de l'Etat, qui doit de nouveau prendre la parole à 20 heures depuis l'Elysée.

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Valls AFP 1280

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La France "touchée dans son cœur", dit Valls. "La France a été touchée dans son cœur. Chaque Français aujourd'hui est touché, horrifié", a déclaré Manuel Valls à l'issue d'une visite au commissariat du XIe arrondissement, où travaillait l'un des policiers tués. "Nos compatriotes doivent connaître notre plus grande détermination à protéger nos concitoyens et donc à tout faire pour que ces individus soient appréhendés", a ajouté le Premier ministre.

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Sarkozy AFP 1280

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Une "attaque sauvage" pour Sarkozy. De nombreuses personnalités politiques ont réagi au drame. Cet attentat est un "acte abject, qui heurte la conscience humaine", a déclaré Nicolas Sarkozy depuis le siège de l'UMP. "C'est une attaque directe, sauvage, à l'un de nos principes républicains les plus chers, la liberté d'expression". "Les coupables de ces actes barbares doivent être poursuivis et châtiés avec la plus extrême sévérité", a-t-il réclamé.

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Le Pen AFP 1280

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"Des fondamentalistes islamistes" pour Le Pen. Marine Le Pen a dénoncé un "attentat terroriste commis par des fondamentalistes islamistes". "Le Front National et le Rassemblement Bleu Marine sont horrifiés" par cet "odieux attentat", indique de son côté le FN dans un communiqué. "Ils expriment leur immense tristesse pour les victimes, et présentent leurs condoléances aux familles des victimes".

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Cambadélis AFP 1280

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"Un carnage abominable" pour le PS. "La République a été l’objet d’une attaque d’une lâcheté et d’une gravité extrêmes", a dénoncé Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, dans un communiqué. Il s'agit pour lui "d’un carnage abominable et révoltant". "C’est la liberté qui a été visée dont Charlie Hebdo est un acteur et un ambassadeur essentiel", ajoute Jean-Christophe Cambadélis. Le PS appelle à une "marche des Républicains", "dès que cela sera possible", a par ailleurs indiqué l'entourage du premier secrétaire.

Hortefeux AFP 1280

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"Un drame qui était à redouter". "C'est malheureusement un drame qui était à redouter", a réagi Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, au micro d'Europe 1. "Cela fait plusieurs années que la France est particulièrement ciblée". Pour l'ancien patron de la Place Beauvau, "l'actualité de ces dernières semaines laissait penser que des initiatives folles de cette nature pouvaient être envisagées".

Guéant 1280

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Il faut "laisser les services de police faire leur travail". Claude Guéant, qui a lui aussi été ministre de l'Intérieur sous le quinquennat Sarkozy, a défendu sur Europe 1 "ce principe essentiel qu'est la liberté de la presse et de la liberté d'expression". "Nous ne devons pas accepter que certains mettent en cause cette valeur à laquelle nous sommes tellement attachés", a-t-il affirmé, dénonçant un "attentat épouvantable". Pour lui, "ce qui appartient aux autorités dans les heures qui suivent, c'est d'abord de laisser les services de police faire leur travail".

Filippetti AFP 1280

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"Ils sont morts pour la liberté". Interrogée sur Europe 1, la députée PS et ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a rendu hommage à Charlie Hebdo, "un journal qui était l'un des symboles de la France, de cet esprit voltairien qui aime à se moquer de tout avec humour et avec beaucoup de talent, le talent de ces immenses dessinateurs qu'on a perdus". "Ils sont morts pour la liberté, ils sont morts pour nous tous, en plein Paris et en 2015. C'est insupportable", a-t-elle ajouté.

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"Ne cédons pas à la panique". "A travers Charlie Hebdo, la République française est attaquée", a estimé le député Olivier Faure, porte-parole du PS, sur Europe 1. "Unissons-nous et ne cédons pas à la panique". "Les mots manquent pour exprimer cette immense émotion devant ce déchaînement de barbarie", a quant à lui déclaré le député UMP des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, sur Europe 1. "Nous faisons toute confiance au gouvernement, au président de la République, pour assurer la liberté de la presse, pour arrêter ces terroristes et pour protéger les Français", a souligné Benoist Apparu, député UMP de la Marne, également sur Europe 1.

Bayrou AFP 1280

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Des "jours de guerre". Pour François Bayrou, "on mesure aujourd'hui ce que peuvent être les fanatismes qui cherchent à imposer par la terreur leurs obsessions et leurs fantasmes. Aujourd'hui, nous avons un seul devoir, nous serrer les coudes, faire l'union nationale, refuser toute concession, les pourchasser et les punir". Selon le président du MoDem, "c'est dans ces jours de guerre qu'on mesure ce qu'est la détermination d'un peuple à sauver l'essentiel".

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Une avalanche de réactions horrifiées. Les réactions politiques de tous bords ont afflué sur Twitter, aussitôt après l'attentat. Plusieurs d'entre eux ont relayé le hashtag de soutien #JesuisCharlie qui s'est rapidement répandu sur la Toile.

La réaction la plus brève est sans doute signée Carlos Da Silva. "Putain de merde", a simplement tweeté le député et porte-parole du PS en apprenant le drame.

Dupont-Aignan critique déjà l'exécutif. Le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a quant à lui demandé sur Twitter au gouvernement de "s'expliquer". "Je demande  le contrôle de nos frontières et la suspension de Schengen. Assez de la libre circulation des armes de guerre !", a-t-il réagi, quelques instants seulement après l'attentat.

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Un numéro vert a été lancé par la police judiciaire de Paris pour recueillir les témoignages des personnes susceptibles d'avoir croisé la route des suspects. Voici le numéro de l'appel à témoins : 08 05 02 17 17.