Après la "raclée", que va faire "Sarko I" ?

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La presse étrangère analyse les régionales comme une défaite personnelle pour le chef de l’Etat.

Sur l’ampleur du revers électoral, tous les journaux étrangers semblent sur le même fuseau horaire. Commentant mardi le résultat des élections régionales en France, le quotidien espagnol El Mundo parle de "catastrophe électorale", Radio Canada de "gifle pour la droite", le britannique Daily Telegraph "d’humiliation", le Times de "raclée" etTime magazine de "stupéfiant revers".

Darcos, "première victime"

Dans la peau du bouc-émissaire, Radio Canada et El Mundo ont choisi leur homme : Xavier Darcos, la "première victime de la volée de bois vert électorale", celui à qui Nicolas Sarkozy a "fait payer le prix de la défaite". Mais au-delà du départ du ministre du Travail, le quotidien espagnol n’hésite pas à qualifier le remaniement "d’opération de maquillage".

Car c’est surtout la défaite personnelle de Nicolas Sarkozy que la presse étrangère met en avant. Ce revers aux régionales "montre au grand jour l’incapacité [du président français] à convaincre l’électorat du bien-fondé de ses réformes économiques", analyse le Daily Telegraph.

La France ne serait plus "amoureuse" ?

"Peut-être Nicolas Sarkozy est-il un de ces hommes politiques qui est meilleur dans la course au mandat que dans l’exercice du pouvoir", insiste The Guardian. "Trois ans après l’avoir couronné, il se peut que la France ne soit plus amoureuse du roi Sarko I et de son règne frénétique et confus", ajoute le correspondant du Times à Paris sur son blog. Avant de rappeler qu’il reste deux ans avant la prochaine élection présidentielle.

Le prestigieux New York Times ne consacrait pour sa part, mardi matin, qu’une brève à "l’événement".